Mission Fourgous pour les Tice

Thème 4 : Les usagers

jeudi 17 septembre 2009

Thème 4 : les usagers

  • Comment permettre une éducation citoyenne des élèves aux médias numériques ?
  • Comment impliquer les parents dans l’intégration des TICE à l’École ?
  • Comment ouvrir l’École afin d’éduquer toute la société à l’utilisation du numérique ?

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15 contributions

  • Thème 4 : Les usagers 19 septembre 2009 18:14, par jacquelineq

    Il serait urgent d’intégrer l’éducation aux médias, qui comporte de plus en plus un important volet numérique, dans :
    - les priorités nationales et académiques
    - dans les projets académiques et d’établissements.

    C’est le rôle de l’éducation aux médias, et du CLEMI dont c’est la mission, d’axer l’éducation aux TICE sur un usage citoyen. La pratique des TICE suppose information et formation, connaissance des textes de lois, la responsabilisation dans l’utilisation des réseaux sociaux.
    Les CLEMI, dans les académies, proposent des formations aux pratiques citoyennes d’Internet.
    Exemple de l’Académie de Nice :
    - une formation sur les réseaux sociaux (blogs, chats, facebook etc) organisée à la demande des assistantes sociales, confrontées à des dérives ou de mauvais usages. D’où répercussion sur les parents.
    - des plans de formation sur l’utilisation des réseaux sociaux dans le respect des Droits de l’homme, à la demande du Conseil de l’Europe (Projet Pestalozzi)

    D’où l’urgence que l’éducation aux médias prenne la place qui lui revient dans l’éducation nationale.

    Comment ouvrir l’école ?
    - en y accueillant les parents, en leur permettant d’assurer des activités parascolaires (soutien sur informatique et sur l’informatique). Expérience menée avec succès 5 ans durant dans une école primaire, mais sans aucune aide ni aucun soutien, ni de la communauté éducative, ni de la mairie.
    - en ouvrant l’école de façon quasi permanente.
    - en développant les aides au CLEMI

  • Thème 4 : Les usagers 19 septembre 2009 22:04, par Delineau Anne

    Le Clemi s’intéresse aux productions médiatiques des jeunes, qui, de manière personnelle, se font de plus en plus via Internet.

    Dans l’académie de Poitiers, le Clemi est intervenu à plusieurs reprises dans les établissements, pour les élèves mais aussi pour les parents, de manière à faire réfléchir les jeunes et les adultes sur leur manière de publier sur Internet, sur leurs droits et leurs devoirs.
    Le Clemi accompagne également les professeurs qui souhaitent mettre en place un blog pédagogique : la Mission académique au Tice du rectorat propose en effet une plateforme d’hébergement de blogs pédagogiques très largement utilisée.

    Enfin, un stage a été proposé aux enseignants sur la presse en ligne, son modèle économique mais également la place des citoyens dans la construction de l’information. Cette formation, réalisée grâce à l’intevention de Pierre Haski de Rue 89, entre en résonance avec les nouveaux programmes d’ECJS en Bac Pro.

  • Thème 4 : Les usagers 3 octobre 2009 14:56, par François ELIE

    Il y a le simple usage et il y a la maîtrise. Si l’École n’est pas l’École de la maîtrise des médias numériques, et ne peut qu’être à la remorque sur les usages. C’est encore plus vrai pour des médias numériques qui pourraient séduire l’École elle-même, c’est d’abord l’École qu’il faudrait éduquer à l’utilisation du numérique, avant qu’elle prétende éduquer la société. Car elle met souvent la charrue avant les boeufs, les équipements et les usages sont souvent déconnectés, et les évaluations manquent cruellement. La première question à se poser est donc : comment l’École se comporte-t-elle, elle-même, comme usager des médias numériques : intelligemment ? en se laissant séduire ? avec de l’achat compulsif ?

    L’École ne pourrait prétendre éduquer aux usages que si elle éduquait aussi à la maîtrise des outils de l’usage. 1) La science des remèdes est aussi la science des poisons. Et sans cette science, on ne fera pas de bonne médecine, au mieux de la cuisine. 2) On n’éduque pas en montrant des modèles mais en donnant l’exemple. L’École peut-elle donner l’exemple pour l’usage des média numériques ? J’appartiens à la génération qui a vu l’homme marcher sur la lune (ce furent mes premières images de télévision). L’École s’est-elle bien servi de la télévision dans le passé ? A-t-elle rempli sans mission d’éduquer la société à l’usage de la télévision dans le passé ? Sinon pourquoi ? A-t-elle fait son auto-critique sur ce point ? Si l’on ne commence pas par se poser sérieusement ces questions on pourra produire beaucoup de discours, mais ils seront totalement inopérants. Car les mêmes causes produisent assez fréquemment les mêmes effets.

    Enseignons l’informatique comme une discipline à part entière à tous les niveaux, apprenons aux élèves à produire des textes, des images et à maîtriser les outils, participons par exemple activement à Wikipedia pour en augmenter la pertience au lieu d’expliquer passivement qu’il faut seulement s’en méfier, utilisons et développons des logiciels libres et des contenus libres qui partagent la devise des frontons de nos écoles : liberté, égalité, fraternité. Ouvrons les salles informatiques le soir pour en faire des EPN.

    En un mot : l’École doit donner l’exemple !
    Et ce n’est pas une question de moyens, mais de fin !

  • Thème 4 : Les usagers 3 octobre 2009 21:45, par Jean-Yves ROYER

    « Il y a le simple usage et il y a la maîtrise. » En reprenant l’introduction d’un message précédent, je voudrais attirer l’attention sur un autre aspect de la maitrise et sur une faiblesse rédhibitoire dans l’usage des TICE : l’absence complet d’apprentissage.

    La photo qui introduit ce site est caractéristique de la représentation que l’on a de l’emploi de l’ordinateur : un enfant qui lit et écoute, la main sur la souris. Ceci est très suffisant pour être un bon « consommateur » d’informations diffusées par les TICE, mais totalement insuffisant pour être « producteur » d’informations, capable de travailler sans se fatiguer comme ses collègues d’autres pays.

    La compétence 3 de la longue vidéo sur le rôle des touches de cette page <http://www.portices.fr/formation/B2i/index.html> illustre bien ce que je constate souvent. Beaucoup trop de temps pour décrire à quoi servent les touches, mais pas au mot sur la manière d’utiliser le clavier. Vous savez à quoi cela sert, c’est bon, vous êtes prêts à l’utiliser ! Si on appliquait le même principe à la conduite automobile...

    Que de temps perdu ensuite au cours du parcours scolaire ! Que peuvent devenir les jeunes soumis à la pression s’ils s’expriment, en attrapant des TMS, trois fois moins vite que leurs concurrents qui ne se fatiguent pas ? Comment ne pas « craquer » ?

    Un exemple montre les scrupules d’une enseignante qui forme aux métiers du tertiaire :
    <http://www.ac-strasbourg.fr/sections/enseignements/secondaire/pedagogie/les_discipli nes/ecogestion/ressources_____pedag/espace_professionnel/tertiaire_adm inistra/baccalaureat_profess/ccf_sur_poste_inform/downloadFile/attache dFile_1/Feuille_surveillance_attitudes_ccf_info_bacpro.doc>. Je cite :

    "Le cours sur l’ergonomie du poste de travail permet également de préparer les élèves à travailler de manière satisfaisante, tant sur le point de l’organisation de l’espace de travail que sur les attitudes corporelles.

    La dextérité au clavier s’acquiert au fur et à mesure de l’apprentissage des logiciels. La tendance actuelle n’étant plus à l’apprentissage du clavier, il semble important d’inciter fortement l’élève à correctement positionner ses mains sur le clavier et à l’évaluer dans ce sens. »

    On se hasarde à donner quelques conseils, mais où est passé l’apprentissage ?

    Ne sommes-nous pas devenus des architectes de magnifiques tours en oubliant les fondations ?

    Peut-être faudrait-il changer l’interface pour s’exprimer à l’ordinateur ? Combien de temps mettra-t-on pour diffuser une solution de remplacement ? En attendant, quelques heures investies au moment opportun ne permettraient-elles pas de dégager des jours et des jours pour des activités plus utiles en réduisant la fatigue et les traumatismes ?

    JYR

  • Thème 4 : Les usagers 4 octobre 2009 09:14, par Aimé Vareille

    Le choix d’intitulé des 4 thèmes de débats (partenaires et partenariats, réussite scolaire, acteurs de la réussite scolaire, usagers) est assez surprenant et la relégation des parents dans la catégorie usagers l’est tout autant : les parents sont, ou tout au moins peuvent être, partenaires et acteurs de la réussite éducative.
    Les TICE comme dans la culture des logiciels libres participent du partage et de l’entraide ; les 4 fondamentaux ou valeurs des communautés du logiciel libre caractérisent cette culture où chacun est appelé à être tour à tour usager, acteur et partenaire :

    1. Utiliser : c’est savoir recevoir des autres.

    2. Etudier : c’est prendre connaissance du travail des autres.

    3. Partager : c’est participer au développement durable des connaissances.

    4. Améliorer : c’est toujours pousser plus loin les limites des connaissances.

    En France, les parents font partie de la communauté éducative par des représentants en Conseil d’Administration des établissements scolaires, des parents délégués en conseils de classe, le financement et parfois la participation au fonctionnement et à l’animation des Foyers Socio-Educatifs dans des activités péri-scolaires à caractère éducatif.
    Les associations de parents sont aussi présentes légalement dans les établissements scolaires et doivent cultiver le bon usage des TICE : c’est l’occasion de construire et connaître les fonctionnement internet et intranet des Espaces Numériques de Travail (ENT).

  • Thème 4 : Les usagers 13 octobre 2009 11:54, par Maman attentive

    En tant que mère, je suis très inquiète sur les risques des TICE :
    - TMS : les souris (les « mulots » pour certains) sont mises dans les mains de centaines de milliers
    d’enfants sans prise en compte des facteurs de risques inhérents
    - champs magnétiques liés à l’usage de la wifi notamment
    - autres ???

    Quelles leçons tirons nous du scandale de l’amiante ? du sang contaminé ?
    On ne peut plus faire semblant de ne pas savoir
    Il ne s’agit plus du principe de précaution puisqu’on SAIT que c’est nocif (opération du canal carpien, etc.) depuis des dizaines d’années ! Il s’agit de santé publique.

    Il y a des solutions ! matériel adapté aux enfants, connexion adaptées, etc.
    Qui se charge de garantir que les équipements de nos enfants ne sont pas des accelarateurs de TMS ? Nos lois ? j’ose l’espérer.

  • Thème 4 : Les usagers 14 octobre 2009 11:54, par Keller E.

    Nos élèves savent bien mieux que nous « utiliser » les nouvelles technologies. Or est-ce le rôle de l’école de reproduire ce qu’il savent déjà faire ? Ou devons-nous leur apporter une plus-value en utilisant des outils à vocation pédagogique, et dans un cadre contrôlé ?
    Est-il utile de leur faire créer un blog quand chacun sait déjà utiliser skyblog, les espaces perso de msn ??? oui, SI et seulement SI l’utilisation dans l’école du blog leur permet d’intégrer des notions qu’ils ignorent totalement en dehors de l’école = la diffusion des informations personnelles à surveiller, le respect des droits d’auteur et de la propriété intellectuelle, la déontologie à respecter sur Internet, la fiabilité des informations que l’on trouve...
    Il serait démagogique de vouloir faire du « tout numérique » , et surtout de faire du numérique qui correspond à ce que nos élèves font en dehors de l’école. Nous sommes là pour utiliser un outil pédagogiquement, et inculquer par là même aux élèves des notions de citoyenneté essentielles à leur future vie d’adulte.
    Il faut impérativement que les parents soient sensibilisés à l’usage des TICE , en les intégrant aux ENT d’établissement, en leur permettant d’accéder à un poste informatique dans l’établissement pour ceux qui n’y ont pas accès chez eux. Il faut aussi les sensibiliser, par des réunions d’information, des débats, sur les dangers d’internet, sur les mêmes valeurs que celle inculquées à leurs enfants.
    Dans ma pratique quotidienne de professeur documentaliste, j’essaie, modestement d’inculquer à mes élèves le respect du droit d’auteur, la nécessité de vérifier ses sources, l’obligation morale de les citer, je les incite à ne pas prendre des images « n’importe où », mais plutôt d’aller puiser dans des banques libres de droit. Si nous n’incitons pas nos élèves à respecter tous ces points, quels citoyens allons-nous former ?

    J’ai assisté un jour à une intervention de la police nationale pour des élèves de 5ème concernant les dangers d’Internet, malheureusement la cellule a apparemment « disparu » du département où j’enseigne. Les élèves étaient sidérés d’apprendre qu’en mettant un blog en ligne, le monde entier pouvait le consulter, que leurs données personnelles pouvaient tomber entre les mains de n’importe qui, que l’on pouvait avoir des sanctions pénales si l’on utilisait des documents sans y être autorisé....Une vraie révélation pour certains !!!!

    Tous les usagers de l’établissement doivent être sensibilisés à une utilisation citoyenne des TICE, les professeurs afin qu’ils transmettent eux-mêmes aux élèves, les élèves via les professeurs formés, les parents...

  • Thème 4 : Les usagers 16 octobre 2009 13:57, par Pascal

    C’est un lieu commun que de « prétendre » que les élèves savent utiliser les nouvelles technologie bien mieux que les adultes, mais, c’est largement faux.
    Si effectivement la majorité d’entre eux maitrise l’usage des jeux et de la conversation sur MSN ou sur les chats, l’expérience m’a montré qu’ils sont nombreux à ignorer complétement les autres usages des TICE.
    En particulier, nombre d’élèves qui passent des heures à papoter sur MSN ignorent tout bonnement qu’ils disposent de ce fait d’une adresse mail avec laquelle ils peuvent envoyer ou recevoir du courrier.
    De la même manière, ils sont très nombreux à ignorer l’existence de logiciels autres que les rares qu’ils utilisent.
    Il reste donc me semble-t-il beaucoup à leur apprendre à ce sujet...

  • Thème 4 : Les usagers 24 octobre 2009 00:31, par Aimé Vareille

    Quand on regarde les projets de formation des formateurs TICE on trouve actuellement un catalogue de 204 pages au format flash où il est impossible de chercher et qui ressemble quasiment à un projet de certifications Microsoft généralisées : http://foad.orion.education.fr/cata...
    En p.5 Programme SDTICE - Enseigner pour le futur 1 : M1 - Environnement de travail Windows ...

    Les certifications logiciels libres existent aussi et n’excluent pas l’usage des produits Microsoft, elles enseignent même l’interopérablilité ... Pourquoi placer en premier les environnements de travail Windows au sein de l’Education Nationale pour la formation des formateurs ? Les environnements de travail Logiciels Libres sont bien tout aussi valables (Gnome, KDE ...) ?

    Pourrait-on ouvrir un wiki de constitution collaborative du catalogue de formation des formateurs ?

    Le portail http://national.pairformance.educat... propose une fenêtre de recherche : j’ai demandé identité et il indique qu’il y a 7 réponses, en fait une seule s’affiche et ne renseigne en rien sur les fondements de l’identité numérique.
    Quelles formations sur l’identité numérique et la démocratie électronique seront proposées aux usagers ?

  • Thème 4 : Les usagers 27 octobre 2009 15:08, par gabegy

    Pour rebondir sur les deux interventions précédentes à propos de la méconnaissance de la frappe, c’est bien malheureux que l’Education nationale ait renoncé à la dactylo d’antan car, comme j’ai pu le tester personnellement, c’est lorsque j’ai appris que mes problèmes de tms (troubles musculo-squelettiques) au poignet et aux épaules ont quasiment disparu alors que depuis plusieurs années, je devais prendre des anti inflamatoires et voir le kiné. Il m’a donc fallu apprendre ( http://dactyl-ok.typepad.fr/echodes... ) à mes frais soit dit en passant car mon employeur ne voyait pas à quoi cela me servirait de savoir me servir correctement du clavier... bien que je suis informaticien, bref passons...

  • Thème 4 : Les usagers 16 novembre 2009 10:06, par Michel Guillou

    De nombreux projets, fictifs ou réels, voient le jour pour la mise en place d’enseignements de « l’informatique et la société numérique » dans l’enseignement secondaire, notamment au lycée.

    C’est à la fois une fausse bonne idée et une manipulation. Une fausse bonne idée parce qu’on n’apprend pas aux gens à conduire en donnant des cours de mécanique. Et une manipulation parce que la plupart des lobbys qui défendent cette idée n’ont pour autre but que de promouvoir l’enseignement d’une informatique pure et dure et ils se fichent pas mal de la société numérique, de l’économie numérique ou des enjeux pour les élèves, futurs citoyens, d’une bonne connaissance et appropriation du numérique, de leur capacité à décrypter l’information massive qui leur arrive par cette voie, et pour l’école de la possibilité pour elle de s’adapter à de nouveaux modèles de transmission du savoir.

    Si donc l’école doit s’adapter, c’est bien une éducation à la culture et aux médias numériques qu’elle doit proposer, de manière optionnelle peut-être au collège, mais de manière obligatoire au lycée, dès la classe de seconde.

    Se reporter aussi à cet article pour y voir plus clair.

  • Thème 4 : L’apprentissage de l’ « outil » 18 novembre 2009 19:58, par Charles Fréou

    Bonsoir,

    Apprendre à utiliser un ordinateur de façon « raisonnée » ne s’improvise pas.
    Une expérience de formateur d’adulte en bureautique puis d’enseignant en collège m’a montré la difficulté inhérente à cet apprentissage.

    Or, beaucoup d’adultes, aujourd’hui en âge d’être décisionnaires, ont appris « sur le tas », au prix d’un investissement personnel important, et sous-estiment de ce fait la nécessité d’un apprentissage structuré.

    La « structure d’apprentissage » a pourtant existé, dans tous les collèges de France, durant une petite dizaine d’année, jusqu’en 2005.
    Des professeurs formés et certifiés par l’Education Nationale, avaient dans leurs programmes de 6°, à titre d’exemple, les compétences attendues suivantes pour le « traitement de l’information textuelle » :
    • mettre en route le micro-ordinateur, lire le menu, lancer le logiciel, choisir les commandes, quitter le logiciel ;
    • adopter la posture pertinente devant le poste informatique ;
    • imprimer un texte ;
    • sauvegarder, stocker un texte en mémoire ;
    • mettre en forme un texte en recourant au gras, à l’italique, aux majuscules, en utilisant l’alignement, le retrait de paragraphe, le centrage ;
    • modifier un texte en supprimant, en insérant, en substituant des caractères, des mots, des phrases ;
    • créer un fichier.

    L’apprentissage continuait en 5°, 4° et 3°, par l’étude successive, puis l’utilisation, du tableur, logiciel de PAO, de PréAO, ...

    Un volume horaire relatif important était à l’époque réservé à cet apprentissage, des dotations horaires permettaient un véritable travail pédagogique en effectif réduit, centré sur l’utilisation raisonnée de l’outil.
    Les notions délicates de fichiers, de dossiers, d’arborescence, de volume d’information (et leurs ordres de grandeur), étaient étudiées et précisément évaluées.

    Le programme de cette discipline de collège a été complètement modifié, à partir de 2005, faisant disparaître d’un trait de plume, le temps alloué à toutes ces connaissances et compétences « instrumentales » informatiques.
    Les élèves sont aujourd’hui censés utiliser l’outil sans avoir pris le temps d’apprendre à l’utiliser.

    L’avènement (médiatique) et l’échec (relatif ?) du B2I est symptomatique : tous les enseignants peuvent valider des compétences mais aucun d’entre eux n’a plus le temps prévu (ni quelquefois les compétences) pour distiller cet enseignement, pourtant indispensable à une communication efficace.

    La discipline en question est la technologie.
    De nombreux professeurs de technologie de collège regrettent la disparition de cet apprentissage structuré de leur programme, apprentissage qu’ils ont exercé dans l’ensemble je crois avec beaucoup de sérieux et de motivation, au prix pour certains d’un effort personnel considérable.

    Comment peut-on (et pourquoi ?) casser quelque chose qui marche ?

    Cordialement

  • Thème 4 : Les usagers 24 novembre 2009 15:30, par CREIS(Centre de coordination pour la Recherche et l’Enseignement en (...)

    Les systèmes informatiques permettent de traiter l’information sous toutes ses formes (textes, images, sons,…), d’accéder, de façon interactive, à une information de plus en plus diversifiée, et de communiquer selon divers modes, avec différents interlocuteurs. Les ordinateurs et l’informatique sont aujourd’hui omniprésents dans pratiquement toutes les sphères de la société.
    L’informatique et l’ordinateur ne constituent donc pas seulement une réalité scientifique et technique, mais un phénomène sociétal de grande ampleur, aux implications multiples, souvent ambivalentes, et aux conséquences souvent mal maîtrisées.
    La société, avec ses différentes sphères (économique, sociale, politique, culturelle, juridique, scientifique, technique), constitue un système d’une très grande complexité. L’étude des interactions entre l’informatique et la société nécessite donc une approche systémique, une démarche raisonnée, critique, permettant de comprendre la réalité dans toute sa complexité, de discerner les aspects positifs et négatifs d’une application, d’une réalisation, d’une situation.
    Ainsi, un enseignement de type « Informatique et société » ne peut que contribuer à la réalisation de l’objectif essentiel de l’école : former des citoyens, personnes cultivées, capables de comprendre le monde dans lequel ils vivent, d’avoir prise sur la réalité et de la transformer par une utilisation rationnelle, critique et intelligente des sciences et des techniques.

    Le CREIS(Centre de coordination pour la Recherche et l’Enseignement en Informatique et Société) avait fait des propositions de programme « Informatique et société » pour le module « Informatique et Société numérique » au lycée

    Cette option ayant disparu des propositions Chatel pour le lycée, il faut s’interroger pour l’introduire sous une autre forme. Une chose est sûre : il est grand temps d’organiser l’éducation citoyenne des élèves (et des enseignants) aux médias numériques. Le CREIS est prêt à y contribuer en s’appuyant sur ses compétences fondées sur une longue pratique d’enseignants chercheurs dans le domaine.

  • Thème 4 : Les utilisateurs sont-ils des usagers ? 2 décembre 2009 18:10, par Jean-Paul Louis

    L’informatique est un domaine qui développe son vocabulaire propre, largement tiré d’un anglo-américain plus ou moins bien traduit, ou pas traduit du tout, ce qui permet parfois à des (pseudo) spécialistes de dissiper un écran de fumée sur des notions qu’ils maîtrisent parfois mal eux-mêmes.

    Dans le domaine des TICE comme ailleurs, ce qui se conçoit bien doit s’énoncer clairement...
    Sans compter que la langue française, plus précise que l’anglais, offre des possibilités de traduction nuancées. C’est le cas pour le terme anglais « user » qui peut être traduit par « usager » ou
    « utilisateur ». Quelle(s) nuance(s) faut-il voir entre ces deux termes ?
    Une étude de Carlos Del Burgo établit que le terme « usager » revêt un caractère usuel, répétitif qu’ « utilisateur » ne possède pas, ce dernier étant surtout employé dans le cas d’un appareil ou d’un objet.
    « Usager » se réfère à quelqu’un qui utilise un service public (les usagers des transports en communs, de la poste,…), « utilisateur » plutôt à une personne qui fait fonctionner une machine, un appareil.
    À ce sujet, Carlos Del Burgo donne un exemple éclairant : « On notera que l’utilisateur du téléphone est celui qui se sert du poste, alors que l’usager est la personne, abonnée ou pas, qui recourt avec plus ou moins de régularité au service téléphonique »

    Alors, dans le domaine des TIC, doit-on parler d’usager ou d’utilisateur ?

    Concernant les acteurs de la communauté éducative, sans doute les deux : on dira qu’un élève est utilisateur de son ordinateur portable, usager d’Internet ; un professeur utilisateur de son vidéoprojecteur, usager d’un service de vidéos en ligne ; un parent utilisateur de son ordinateur personnel, usager de l’ENT de l’établissement de son enfant.

    Et dans la classe, les utilisateurs des TICE en sont-ils des usagers ?

    Ma conviction est que dès lors que l’utilisation d’un logiciel ou d’un matériel devient raisonnée, pensée, adaptée à l’acte d’enseignement ou d’apprentissage, alors on peut parler d’un usage et par là même d’un usage pédagogique.

  • Thème 4 : Les usagers 3 février 2010 09:28, par RICHARD Patrick

    Peut-on désirer le numérique à l’école si on n’installe pas dans chaque classe un ordinateur connecté et un vidéoprojecteur au service des enseignants

    C’est sur le bureau du professeur que sont les outils pour enseigner.

    Devrons nous attendre encore longtemps ?

 
Assemblée nationale   MEN