Mission Fourgous pour les Tice

Thème 2 : La réussite scolaire

jeudi 17 septembre 2009

Thème 2 : La réussite scolaire

  • Quel outil pédagogique utiliser pour quel usage ?
  • Comment faciliter la mise en place de la continuité du temps scolaire ?
  • Comment les TICE peuvent-elles favoriser la réusite scolaire ?

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13 contributions

  • Thème 2 : La réussite scolaire 25 septembre 2009 11:56, par moiraud

    Bonjour,

    L’ensemble de mes réflexions à ce sujet sur mon blog

    http://moiraudjp.wordpress.com

    Cordialement.

    Jean-Paul Moiraud

  • ergonomie des interfaces 25 septembre 2009 14:56, par Patrick Altman

    La question de la facilité de l’accès, de manipulation, de consultation des éléments de l’ensemble TIS (texte, image, son) sur un écran conditionne en grande partie la qualité du travail effectué.

    A) Cette réflexion doit conduire à résoudre deux inconvénients majeurs de l’écran

    1) Sa résolution reste bien inférieure à celle du papier
    Cela signifie que la quantité d’éléments, notamment textuels, visualisables en un seul regard est largement inférieure à celle qu’on obtient avec du papier à taille de caractère égale.
    Dans le cas de consultation d’une importante base d’informations , le nombre d’items visualisables est très limité.
    Plusieurs techniques essaient de palier cet inconvénient : défilement de l’écran, présentation succinte d’un item avec le renvoi à une autre page par lien hypertexte, ouverture de plusieurs onglets dans une session de navigateur, apparition de fenêtres « pop up ».

    2) Disparition de la visualisation précédente au changement d’état de l’écran
    Il n’est pas facile de mémoriser les enchainements d’écrans, revenir à une visualisation donnée après avoir changé plusieurs fois l’affichage. Et particulièrement pour les enfants.

    B) Il existe deux solutions encore très peu utilisées qui améliorent significativement la situation.

    1) L’une existe depuis plus de 10 ans, il s’agit d’une représentation d’informations sous forme « d’arbres » dont l’intégralité peut-être visualisée par glissement de la souris sur des éléments de l’arbre sans défilement de l’écran.
    Ainsi des centaines d’items peuvent être accessibles par une représentation image et (ou) texte en un clic de souris sans changer d’écran. Ce genre de présentation informationnelle peut même être manipulée par des enfants de 4 ans.

    J’ai réalisé plusieurs maquettes utilisant cette technique et sont accessibles aux pages suivantes :
    a) accès aux sites gouvernementaux français : http://mapage.noos.fr/paltman/goov/goov.html
    b) kiosque numérique : http://mapage.noos.fr/paltman/lectures/lectures.html
    c) accès à Akadem (campus numérique) : http://mapage.noos.fr/paltman/Akadem/Akadem.html

    (pour accéder aux pages correspondantes aux étiquettes des arbres , double-cliquer sur une étiquette et autoriser l’affichage de « pop up » dans votre navigateur - L’arbre se manipule par un cliquer-glisser de la souris sur une étiquette))

    2) L’autre pleine d’avenir réside dans le développement d’univers de travail en 3D - Un réseau scolaire américain : Edusim réalise déja des environnements fonctionnels en liaison avec des tableaux interactifs. Et ce à partir de logiciels libres, notamment Croquet

    A suivre....
    Patrick Altman

  • Quand des élèves en difficulté créent un blog personnel 26 septembre 2009 23:28, par Stéphanie de VANSSAY

    Quand on doit aider des élèves de cycle 3 en difficulté importante de lecture ou de production d’écrit, écrire un blog peut être un excellent moyen de travailler de façon motivante.

    Une description rapide de la démarche là : http://lewebpedagogique.com/devanssay/2008/06/27/blogs/

    Un article très détaillé paru dans la revue de L’EPI là : http://www.epi.asso.fr/revue/articles/a0904a.htm

    Les blogs réalisés par mes élèves :
    - celui de Tiger sur Dragon Ball : http://dragonballgt12.blogspot.com/
    - celui de Maria sur le foot : http://mariaaimelefoot.blogspot.com/
    - celui de Sofiane sur Titeuf : http://titeuf23.blogspot.com/
    - celui de Zgelko sur le foot : http://toutsurlefootzgelko.blogspot.com/
    - celui d’Auréliano sur le dessin animé “Foot 2 rue” : http://foot2rueaureliano.blogspot.com/
    - celui de Serafim sur le catch : http://serafim-catch-sport.blogspot.com/
    - celui de Valentin sur Naruto : http://naruto92290.blogspot.com/

    Stéphanie de VANSSAY enseignante spécialisée en RASED

  • Pour un enseignement de l’informatique et des TIC

    « Demain, l’économie numérique représentera ainsi plus de 50 % de la croissance mondiale. Entreprises, médecine, éducation, collectivités... toute la société arrive à l’ère numérique. La communication se fait instantanée. Les fenêtres s’ouvrent sur le monde entier... Le numérique est un démultiplicateur de la productivité, des échanges et surtout un démultiplicateur des apprentissages. » écrit Jean-Michel Fourgous, avec beaucoup d’autres responsables.

    Il est important que l’on considère que les citoyens qui feront l’avenir du pays - notamment dans les technologies de l’information et de la communication innovantes - ne naissent pas par génération spontanée à la sortie du Lycée. Comme tous les spécialistes compétents dans quelque domaine que ce soit, ils doivent résulter d’une lente maturation s’enracinant dans les enseignements scolaires.

    C’est précisément là que le bât blesse. Depuis de trop nombreuses années, le ministère de l’Éducation nationale a fait le choix (pour de nombreuses raisons jamais clarifiées) de l’informatique « outil ». Choix qui se concrétise dans le B2i où l’on se préoccupe essentiellement de valider des pratiques, des modes d’emploi et autres recettes de survie au détriment des contenus scientifiques.

    Nous sommes de plus en plus nombreux (pas seulement en France) à considérer que cette approche « outil » exclusive a largement fait la preuve de son insuffisance. Elle ne répond pas aux attentes de nombreux élèves et de leurs familles ni aux besoins du pays. Que le système éducatif fasse ce qu’il sait faire, quoi qu’en disent certains (qui curieusement se recrutent parmi ceux qui à titre personnel n’ont guère à se plaindre du système !). Que l’on crée, pour les élèves et les familles qui le souhaitent, un enseignement général de l’informatique et des TIC en tant que tel au Lycée. Enseignement en prolongement de ce qui est enseigné à l’école élémentaire et au collège dans le cadre de la Technologie.

    Je ne reviens pas ici sur l’argumentation et les nombreuses propositions de programme faites par l’association Enseignement Public et Informatique au fil des années. Les personnes intéressées les trouveront sur le site de l’association :

    Pour que les choses soient bien claires, il ne s’agit pas de nier l’importance de l’utilisation des
    « outils » informatiques dans les différentes disciplines et activités.
    Ces pratiques sont importantes et doivent se développer toutes les fois que possible. L’EPI milite pour cela et notamment pour la formation des enseignants, la disponibilité des matériels et l’évolution des programmes, depuis sa création (en 1971). Malheureusement, force est de constater que le développement de ce type d’approche est bien lent et bien partiel dans l’enseignement général (d’où est issue la grande majorité des cadres de notre pays) de l’avis même de nombreux observateurs.

    Dans le cadre de la réforme du lycée proposée par Xavier Darcos, une proposition de module « informatique et société numérique » a été faite pour la classe de seconde. L’EPI et le groupe de travail « Informatique et TIC » de l’ASTI ont proposé un programme pour un enseignement semestriel.
    Comme chacun le sait, cette réforme a été reportée mais pas abandonnée semble-t-il.
    On parle de relance et de grand emprunt national. La relance ne consiste pas seulement à construire des autoroutes et des TGV, c’est aussi se préoccuper du numérique et de la formation des spécialistes compétents. Cette formation doit plonger ses racines dans les enseignements scolaires.

    Nous devrions dire, comme Barack Obama lors de son récent discours au Congrès, que nous n’acceptons pas « un monde où les emplois et les industries de demain se créent au-delà de nos frontières. » Une décision au plus haut niveau est indispensable.

    Jacques Baudé EPI 28-09-2009

  • Plus de TICE et de reseaux apprenants pour eduquer ? 29 septembre 2009 19:03, par florence meichel

    Synthèse d’une discussion sur twitter avec le fil de la mission fourgous et Guillaume Touze entre autre !

    Je ne crois pas que l’objectif pour l’éducation puisse être plus de Tice...l’enjeu que nous avons a relever dépasse largement la sphère technologique....il s’agit de notre avenir...un avenir soutenable !

    Et et mon sens il implique que nous visions l’autonomie et la responsabilité assumée des acteurs, élèves et enseignants compris...que nous sortions du système d’assistance et de dépendance aux institutions que nous avons construit et que nous entretenons autour de l’école !

    L’Éducation nationale aurait peur des réseaux sociaux ??? je crois qu’elle a surtout peur de sa mission vers l’autonomie !

    les TICE peuvent favoriser ce cheminement si et seulement si elles s’inscrivent dans un changement de paradigme d’un niveau 2 http://tinyurl.com/yejqesq ; il s’agit ici de changer la façon de changer !

    Le paradigme en question c’est l’autonomie et comme tout paradigme il imprègne l’ensemble des dimensions auquel il s’applique !

    On ne peut pas enseigner l’autonomie...sinon ca n’est plus de l’autonomie ! :-)
    mais on peut l’accompagner...Cela implique un changement de positionnement important pour l’enseignant !

    Pour apprendre ces nouvelles postures, il me semble surtout essentiel de les vivre en actes et de pouvoir les co-partager avec d’autres : c’est par exemple l’objet du travail au sein du réseau Apprendre2.0 : les acteurs font...apprennent de ce qu’ils font et apprennent a apprendre a la fois sur le plan individuel et collectif ! Forts de cette experience d’apprenance et de co-accompagnement, ils peuvent la transférer dans d’autres contextes, y compris et surtout auprès de leurs élèves !

    En fait j’imagine très bien que chaque classe devienne un mini réseau apprenant (connecte avec d’autres classes en réseau)...ici le rôle de l’enseignant/facilitateur reste fondamental ! tout son art de pédagogue est sollicite : mêler formel, informel, presentiel, distanciel, individuel, en groupe, synchrone, asynchrone....etc...

  • Thème 2 : La réussite scolaire 29 septembre 2009 22:24, par le bateleur

    Un temps de plus en plus contraint

    Une dimension semble oubliée dans tous les propos concernant l’enseignement alors même qu’elle est fondamentale puisqu’elle concerne l’acteur principal de cette activité, à savoir son destinataire : celui qui est enseigné.

    Cette dimension est le temps et plus précisément le rythme ou les rythmes propres aux enfants, aux adolescents, et aux jeunes adultes.

    Ce qui semble en particulier oublié est le temps vide, l’équivalent dans la musique de la pause, et du soupir. Cet espace apparemment sans existence (comme la majeure partie de la page : le blanc) mais qui est tout à fait indispensable pour permettre le « regard de l’apprenant sur ... » et donc la conscience.

    Ce qui arrive avec l’avènement des Technologies de l’apprentissage me paraît être similaire à ce qui s’est produit dans le domaine de l’agriculture, au moment de l’arrivée massive de la mécanisation et des engrais.

    L’homme (enthousiaste et créatif) semble avoir beaucoup de difficulté à intégrer la nouveauté aux apports de sa culture traditionnelle (vilain mot, pour certains)
    Il nous semble donc nécessaire de remplacer les tableaux noirs (et les ardoises) par des TBI, les livres par des ordinateurs portables, les échanges collaboratifs à travers la classe par des flux numérisés etc.

    Au bout du compte, l’enfant, comme le blé est forcé.
    On supprime ce qui semble inutile car sans rapport apparent avec les objectifs ciblés (à présent « les compétences évaluables ») et on comprime tout ce qui peut l’être, en particulier le temps, avec la conviction qu’il est possible d’accélérer les apprentissages, d’aller droit au but, de se débarrasser de ce qui est cerné comme « fonctions de contrainte » (l’attente, l’ennui, la difficulté, voire l’échec ponctuel) on désherbe, on remembre, on rationalise en normant tout ce qui peut l’être et en uniformisant le plus possible, dans un premier temps les outils (le reste ne tardant pas à suivre ... comme le montrent les journaux d’établissement ou de classe, rédigés avec publisher ou l’équivalent et illustrés par les mêmes images (à 50% au moins) trouvées sur la toile.)

    A l’arrivée, on obtient ce qui est absolument incompatible avec l’activité d’enseignement : à savoir un produit froid (le CD est un produit froid, le concert live est un produit chaud. On connaît la valeur que chacun tend à reconnaître à l’un (coût voisin de zéro) et au second)
    L’animateur (l’enseignant) étant alors censé, comme le petit sachet d’épices dans les plats surgelés, restituer la dimension manquante (c’est à lui qu’on reproche le plus souvent la déception des performances de l’enseignement industrialisé par rapport à l’enseignement semi-artisanal)

    Du côté des outils et de l’innovation :

    Il n’est pas sans conséquence de présenter aux enfants (et aux adultes) la dernière trouvaille comme « le meilleur ».
    Non seulement cela ne peut que conduire à une fuite en avant perpétuelle, mais surtout, alors même que l’on cherche à définir un autre mode de consommation, plus économique pour la planète (et pour les Nombreux eux-même) l’exemple que donne l’enseignement est le contraire même du message compatible avec le développement durable : faire des choix mesurés, en rapport avec ce qui est nécessaire et bon, et non avec les envies déclenchées par le mot « Nouveau ». Mot au combien chéri des publicitaires (avec « ailleurs » et « autrement »)

    Comme nous devons chercher une voie de consommation (et de production) plus harmonieuse et moins coûteuse et donc intégrer le (véritablement) meilleur du nouveau au meilleur de ce que nous possédons déjà (l’identifier nécessite un recul conscient), nous devons agir de même dans l’enseignement et non nous projeter exclusivement vers des outils dont la généralisation serait non seulement trop coûteuse (financièrement et en investissement humain de toutes natures) mais aussi inefficace car beaucoup trop dépendante dans le temps court des phénomènes de nouveauté/enthousiasme/attrait et d’érosion/désillusion/« démode ».

    Le travail que nous avons à faire est gigantesque, il consiste à intégrer les nouveaux outils/démarches à tous ceux que nous avons reçus avant eux.
    Cela en se souvenant du fait que, par exemple, même si, grâce au progrès technique, on pourrait dès demain piloter une voiture avec un tout petit bâton-de-jeu, le volant est nécessaire pour assurer une certaine matérialité minimale (inertie) au geste du conducteur.
    Les inventeurs de la direction assisté l’ont très vite compris quand ils ont eu un retour des nombreux accidents que causaient une trop grande dématérialisation de l’effort.
    Celui-ci n’est pas qu’une contrainte, il est aussi le lieu d’un contrôle-communication-rétroaction fin (le retour d’effort) qui lie le conducteur au virage en passant par la roue et l’essieu et qui disparaît lorsque la numérisation de ce rapport est trop poussée (sans compter la disparition d’une correspondance analogique vitale à la compréhension naturelle du geste si fréquente lors d’une telle numérisation.)


    Note : j’utilise l’informatique pédagogique depuis plus de 20 ans (j’ai eu un des premiers Apple en France) et ne suis en rien un farouche adversaire des NTIC

    voir
    http://www.geombre.com/

  • Thème 2 : La réussite scolaire 30 septembre 2009 07:44, par Thelemes

    Ken Robinson says schools kill creativity | Video on TED.com
    http://www.ted.com/talks/ken_robins...
    TED Talks Sir Ken Robinson makes an entertaining and profoundly moving case for creating an education system that nurtures (rather than undermines) creativity.

  • Thème 2 : La réussite scolaire 30 septembre 2009 15:09, par Jean-Pierre Archambault

    L’enseignement de l’informatique et des TIC (de l’école aux classes préparatoires)

      _ L’informatique et les technologies de l’information et de la communication sont omniprésentes dans nos sociétés, dans lesquelles elles contribuent à faire évoluer de nombreux métiers. Elles modifient en profondeur notre perception des machines, du langage et de la complexité. Elles constituent, par ailleurs, un vaste corpus de connaissances et elles contribuent à faire évoluer de nombreuses disciplines enseignées au lycée, non seulement dans leurs méthodes, mais aussi dans leurs objets. Elles sont présentes dans la vie quotidienne de tout un chacun.

     Pour ces raisons, pour former l’homme, le travailleur et le citoyen, elles doivent faire l’objet d’un enseignement scientifique et technique en tant que tel au lycée. Enseignement qui prolonge celui de l’école primaire et du cours de technologie du collège et qui prépare celui de l’université. Il s’agit d’un objectif incontournable de culture générale scolaire dans l’École du XXIe siècle, d’un besoin fondamental de la société.

    L’économie numérique

     Tous les domaines de la vie économique, tous les métiers sont profondément transformés par l’Informatique et les TIC, que ce soit dans les processus de production des richesses ou avec les objets fabriqués, matériels et immatériels. L’Informatique et les TIC sont au coeur de la société de la connaissance (La France dans l’économie du savoir : pour une dynamique collective, rapport Commissariat général du Plan, La Documentation Française, 2003). Elles favorisent l’accélération de l’innovation des procédés et des produits car elles sont des technologies génériques. Elles sont le support d’une production plus collective et plus interactive des savoirs et des compétences. Elles permettent des pratiques innovantes en réseau. Elles systématisent l’accumulation du savoir dans des bases de données, l’intégration des connaissances et leur mobilisation, les externalités de connaissance. L’Informatique et les TIC sont un facteur majeur de croissance.

     La R&D informatique représente 135 milliards de dollars soit 28 % de la recherche industrielle mondiale (R&D : 492 milliards de dollars), sans compter ce qui se fait dans des domaines voisins mais non directement informatiques.

    Mais les entreprises ont du mal à recruter les spécialistes de haut niveau qui pilotent les projets et sont à la pointe de l’innovation (voir notamment les « campagnes » du Syntec). Si des activités peuvent être délocalisées, la maîtrise et le contrôle des actions stratégiques ne s’externalisent et ne se délocalisent pas. Il y va de l’indépendance et en définitive de la croissance de notre pays.

     Dans leur rapport sur l’économie de l’immatériel, Maurice Lévy et Jean-Pierre Jouyet soulignent que, dans l’économie de l’immatériel, « l’incapacité à maîtriser les TIC constituera (...) une nouvelle forme d’illettrisme, aussi dommageable que le fait de ne pas savoir lire et écrire ». Ils mettent en évidence les obstacles qui freinent l’adaptation de notre pays à l’économie de l’immatériel, notamment « notre manière de penser », invitant à changer un certain nombre de « nos réflexes collectifs fondés sur une économie essentiellement industrielle ». Ils citent l’édition de logiciels parmi quatre technologies représentatives des enjeux de la croissance des années à venir. Ils insistent « sur le risque qu’induit également la capacité trop faible de notre système d’enseignement secondaire à répondre aux exigences de l’économie de l’immatériel dans le contenu même des formations dispensées... ».

     D’ailleurs, la liste s’allonge des pays qui se préoccupent d’enseigner l’informatique et les TIC dès les enseignements scolaires, Il n’y a pas qu’en France que se pose la question de l’informatique élément de la culture générale sous la forme d’une discipline en tant que telle.

     L’Association for Computing Machinery, la plus grosse association d’informatique scientifique au monde, vient de demander au Président Obama d’inclure l’informatique en tant que discipline dans l’enseignement secondaire au même rang que les sciences et les mathématiques. Elle souligne le rôle clef que joue l’informatique dans le développement des compétences pour le 21e siècle. Elle souligne qu’il faut étoffer les rangs des travailleurs formés pour l’économie de l’information, ajoutant que l’enseignement de l’informatique est profitable à tous les élèves, pas seulement à ceux qui voudraient faire carrière dans la science informatique ou les technologies de l’information.

    La société numérique

     Le citoyen éclairé participe aux débats de société sur le nucléaire ou les OGM. Pour cela il dispose d’un appareillage conceptuel que les enseignements des sciences de la vie et de la terre et des sciences physiques lui ont donné. Dans la société numérique, il doit pouvoir intervenir pleinement dans des problématiques comme les « droits d’auteurs et droits voisins dans la société de l’information » (on se souvient des débats qui ont accompagné la transposition de la directive européenne DADVSI par le Parlement en 2006) ou droits et libertés. Ce sont des domaines compliqués (interopérabilité, DRM, code source, adresse IP...), inaccessibles si l’on ne s’est pas approprié le noyau de connaissances stables et transmissibles qui sous-tendent la société numérique, si l’on ne s’en ait pas fabriqué une représentation mentale opérationnelle.

    Un enjeu fort de culture générale

     Il y a donc pour l’École un enjeu fort de culture générale, scientifique et technique, faisant toute sa place à l’ITIC. Sans connaissance pas de croissance. Or beaucoup s’accordent à trouver la situation actuelle non satisfaisante. En 2007, L’EPI avait interrogé les candidats à l’élection présidentielle sur l’opportunité d’un enseignement spécifique de l’informatique, complémentaire de l’approche par les différentes disciplines et activités. Nicolas Sarkozy avait répondu qu’il « considère que l’enseignement informatique prévu au socle commun des connaissances et des compétences doit être renforcé, et inclure notamment l’enseignement des bases essentielles à l’écriture de programmes informatiques ». Il proposait alors une « refonte des programmes éducatifs consacrés à l’informatique, trop centrés sur la pratique, et le renforcement des moyens consacrés à ces formations informatiques ». Pour Nicolas Sarkozy, « en se concentrant sur la pratique, on crée une génération dépendante de la technique ; en se concentrant sur la technique, on crée une génération autonome et capable d’inventer toutes sortes d’usages ». Notre association EPI se reconnaît dans de pareils propos.

    Un enseignement de l’informatique en tant que tel

     Les années 2008 et 2009 ont vu l’EPI et le groupe ITIC de l’ASTI prendre de nombreuses et diverses initiatives en faveur d’un enseignement disciplinaire de l’informatique au lycée Le 21 octobre 2008 le Ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos, a annoncé la création à la rentrée 2009, dans le cadre de la réforme du lycée (reportée depuis lors à la rentrée 2010-2011), d’un module « informatique et société numérique » en classe de seconde. L’EPI et le groupe ITIC de l’ASTI ont exprimé leur satisfaction de cette création qui correspond aux exigences de la société dans laquelle nous vivons. Le 2 juin dernier, Richard Descoings a remis au Président de la République ses préconisations sur la réforme du lycée dont l’EPI a pris connaissance avec intérêt.

     L’approche exclusive actuelle des TIC par le biais des disciplines traditionnelles est notoirement insuffisante. L’Informatique et les TIC doivent faire l’objet d’un enseignement spécifique. Aux compétences attendues doivent correspondre une explicitation des contenus disciplinaires précis et progressifs permettant de les acquérir, dans une approche globale, cohérente, structurée et progressive couvrant l’ensemble de la scolarité. Ce n’est pas le cas actuellement. Au lycée, une discipline scientifique et technique « informatique et TIC » en tant que telle est incontournable.

     « Objet » et « outil » d’enseignement, loin de s’opposer, sont complémentaires et se renforcent mutuellement. Nous prônons l’informatique et les TIC dans la didactique et la pédagogie des disciplines traditionnelles, mais aussi l’informatique et les TIC comme discipline spécifique.

    1) À l’école maternelle et à l’école élémentaire, une première initiation se fait à travers la découverte et les usages des outils informatiques. On sait l’importance des apprentissages précoces.

     Dans le cadre de la pédagogie pratiquée à ces niveaux, l’Informatique et les TIC, de par leurs vertus pédagogiques spécifiques, se prêtent bien à des activités favorisant la créativité et l’inventivité des enfants ainsi que le « travailler ensemble ».

     À la faveur d’activités signifiantes, on introduit, toutes les fois que nécessaire, les notions élémentaires de nature à faciliter la compréhension (structure de la machine, périphériques, informations, fichiers...). Celles-ci ne sont pas introduites pour elles-mêmes mais pour faciliter la maîtrise des pratiques.

     Dans les années quatre-vingts, l’utilisation du langage Logo s’intégrait bien dans des démarches de construction du savoir par les élèves et l’on peut regretter que cette pratique ait été abandonnée.

    2) Au collège, le cours de technologie constitue le cadre institutionnel pour l’Informatique et les TIC. Comment imaginer, dans la société de l’immatériel, la technologie sans l’ITIC ? Or un projet de réforme en cours d’élaboration laisse craindre que l’Informatique et les TIC se voient réduites à la portion congrue, alors qu’au contraire il faudrait en consolider l’enseignement.

    3) Au lycée, une discipline scolaire en tant que telle est une nécessité, pour organiser et installer durablement les savoirs et savoir-faire fondamentaux, donner les représentations mentales opérationnelles indispensables à « l’honnête homme du XXIe siècle ».

     Dans ses grandes lignes, un programme devrait comporter les chapitres suivants :
    1. Matériels : architecture de l’ordinateur et périphériques.

    2. L’information : numérisation et représentation uniforme de différents types d’informations (codage, bases deux, huit et seize).

    3. Algorithmique : connaissance des algorithmes élémentaires.

    4. Programmation : connaissance des principes des langages de programmation, pour savoir faire faire par la machine (structures, langages, notion de variable).

    5. Logiciels : dans une approche pluraliste, libre et propriétaire, le système d’exploitation, les progiciels.

    6. Structuration de l’information : du fichier à la base de données, avec un objectif d’initiation en s’appuyant sur le modèle relationnel.

    7. Les aspects informatiques de la problématique documentaire : organisation et recherche (sur Internet) de l’information, requêtes avec booléens ; notion de thésaurus.

    8. Communication-réseaux : les principes et les protocoles, la notion de couches logicielles, les réseaux locaux et longue distance.

    9. Informatique et société : thématiques diverses comme le droit d’auteur, les usages sociaux... abordées dans le cadre de la réalisation de projets informatiques et servant, de manière générale, de support naturel à la pédagogie pratiquée.

     On trouvera sur les sites de l’ASTI et de l’EPI [5] la proposition de programme pour un module « Informatique et société numérique » adressée au Ministère de l’Éducation nationale le 7 novembre 2008, ainsi qu’une proposition de programme pour l’ensemble du lycée.

     D’une manière générale, les disciplines scolaires traditionnelles (Mathématiques, Sciences expérimentales, Lettres, Langues, disciplines Techniques et Professionnelles...) évoluent dans leur « essence » (objets, méthodes) de par l’« irruption » de l’informatique et des ordinateurs, qu’elles utilisent des moyens informatiques ou des concepts issus de l’informatique. Elles ne peuvent que bénéficier de l’acquisition des fondamentaux informatiques acquis dans une discipline « Informatique et TIC » spécifique.

     Il va de soi que la création d’une discipline « ITIC » va de pair à (moyen) terme avec celle d’un CAPES et d’une agrégation. Cette solution peut coexister avec des options « ITIC » dans les concours de recrutement des autres disciplines et la reconnaissance des compétences acquises, selon des modalités variées, par les enseignants ; ce qui présenterait l’intérêt de favoriser l’interdisciplinarité et l’intégration solide de l’Informatique et des TIC dans les autres disciplines.

    4) Concernant les classes préparatoires, une cinquantaine d’enseignants d’informatique d’une vingtaine de Grandes Écoles scientifiques et technologiques se sont adressés récemment à la Conférence des Grandes Écoles, en souhaitant attirer l’attention sur « l’urgence qu’il y a à introduire un enseignement en informatique de qualité pour tous les élèves des classes préparatoires scientifiques ». Ils pointent « un retard français et européen en recherche & développement en informatique ». Pour eux, « ce retard s’explique en grande partie par l’insuffisance de la formation en informatique des jeunes Européens et en particulier des jeunes Français ». Et cette insuffisance « handicape nos futurs ingénieurs en les privant des outils qui permettent de concevoir les systèmes industriels modernes ». Elle handicape également « nos futurs scientifiques, toutes disciplines confondues, en les privant d’outils pour comprendre le monde ».

     Les enseignants mentionnés ci-dessus constatent que, « si les classes préparatoires donnent aujourd’hui des bases solides en mathématiques et dans les sciences expérimentales, elles négligent l’informatique, discipline dans laquelle la plupart de leurs élèves (à l’exception, bien entendu, de nos élèves étrangers) sont analphabètes ». Et ils ajoutent qu’« un enseignement moderne et ambitieux ne peut pas se mettre en place sans la constitution progressive de corps d’enseignants spécialistes ».

    Jean-Pierre Archambault

    Président de l’EPI

    associationepi@free.fr

    Membre du Bureau de l’ASTI

    (http://asti.ibisc.fr/)

  • Je vais faire court : il faut, pour redonner du sens à l’école (et croyez-moi : pour mes élèves l’école n’a pas grand sens), l’ouvrir sur le monde et notamment les familles, l’intégrer dans un processus d’apprentissage tout au long de la vie. Or les outils développés actuellement sont très fermés (ENT etc...) et surtout différents de ce qui est utilisé dans la vie courante. Cela ne va pas faciliter la continuité et la mise en lien !

  • Thème 2 : La réussite scolaire 19 octobre 2009 20:52, par Ignace Rak

    POURQUOI LE COLLEGE EST-IL EN RECUL DEPUIS 2008 SUR LES APPRENTISSAGES DE BASE EN TIC ?

    Ma contribution s’appuie sur mon expérience professionnelle personnelle de 1987 à 1999 d’Inspecteur de l’Education Nationale, puis comme Inspecteur d’Académie, Inspecteur Pédagogique Régional (IA IPR) en sciences et techniques industrielles, donc d’acteur en 4e et 3e technologiques en collège et lycée professionnel, puis en technologie au collège pour la mise en place des formations des professeurs concernant les TIC puis des nouveaux programmes (1985, 1990, 1996).

    Une histoire vécue et datée : 1985-1996-2000-2008

    Dès la parution du nouveau programme de technologie collège en 1985 totalement axé sur les savoirs et savoir-faire sélectionnés dans les pratiques sociales du monde de l’entreprise, les professeurs de technologie ont été formés et ont enseigné la dactylographie sur des machines à écrire, puis rapidement sur les premiers ordinateurs avec les logiciels de traitement de texte et de tableur-grapheur utilisés dans les entreprises. D’autre part ils ont été contraints d’apprendre la programmation de petits systèmes automatisés et petites machines à commande numérique pour usiner des pièces en métal ou en matière plastique.
    A la rentrée 1996 lors de la révision de l’ensemble des programmes de collège, le ministère de l’éducation nationale décide de confier à la seule discipline technologie l’ensemble des apprentissages de base aux TIC bureautique, ceci pour tous les élèves du collège pour être utilisés dans des applications dans toutes les autres disciplines. C’était donc très clair. Etant en poste d’IA IPR dans l’académie de Paris en 1996, la quasi-totalité des crédits de formation continue pour les 400 professeurs de technologie en poste durant quatre années (1996-2000) ont été dépensés pour une solide formation en TIC.
    Dans les années 2000 apparaît un référentiel des TIC pour l’école et le collège afin d’obtenir une certification officielle intitulée Brevet Informatique et Internet (B2i), d’abord expérimental, puis obligatoire au collège à la session 2008 et intégré au collège dans le Diplôme National du Brevet (DNB). Curieusement cette certification ne concerne que les usages courants bureautiques et de communication usuels au niveau « domestique ». Ne sont donc pas retenues les connaissances informatiques dispensées pour les applications industrielles du programme de technologie enseignées depuis 1996.
    Entre 2000 et 2008 le ministère et l’une de ses directions, la DGESCO, révise plusieurs fois le référentiel des compétences en supprimant, dans sa dernière version, les quelques connaissances informatiques existantes et en ne gardant que les « compétences », donc des savoir-faire dans leur seule dimension d’outil. Cette même direction ministérielle instaure ainsi le principe selon lequel toutes les disciplines du collège sont désormais responsables des apprentissages et des validations de la certification B2i, c’est-à-dire tout le monde, donc plus personne.

    Quelques faits et chiffres pour éclairer les enjeux et décisions

    Deux faits importants sont à signaler. Le premier c’est le fait que seulement 24 % des élèves arrivent en 6e avec le B2i école dans un sondage récent de septembre 2009 sur 63 collèges. Le second fait, c’est qu’à l’issue de la scolarité du collège 48 % des validations du B2i collège sont directement prononcées par le jury départemental, ceci malgré un avis défavorable du conseil des professeurs.
    D’autres chiffres sont à examiner. En novembre 2007 dans un sondage sur 135 collèges, 96 % des apprentissages de base en TIC sont assurées par les professeurs de technologie et se sont encore eux qui valident 78 % des compétences du B2i à la session 2008 du Diplôme National du Brevet (DNB). Une étude que j’ai aussi faite sur la place de l’apprentissage des connaissances TIC dans les nouveaux programmes de collège lors de la consultation des enseignants de d’avril-juin 2008, indique que 58 connaissances en TIC se trouvaient dans la discipline technologie avec 0 heure fléchée pour cela et 3 connaissances en mathématiques sans aucune heure fléchée non plus.

    Enjeux et décisions

    Je suis spécialiste de l’élaboration des curriculums et programmes mais pas spécialiste des contenus informatiques et des technologies de l’information et de la communication. Or je constate une dérive depuis les années 2000 vers ce que j’appelle « tout le monde est responsable des apprentissages informatiques de base et donc personne n’est responsable d’une faute répartition précise des connaissances ». Par ailleurs comment comprendre que la discipline technologie au collège soit responsable de 98 % des apprentissages de base dans les nouveaux programmes de collège 2008 et que dans le même temps on ramène le temps à y consacrer du programme 1996 (1/3 du temps), au programme de 2005 (1/4 du temps), à 0 heure en 2008 ?
    Quant aux contenus, les connaissances en TIC, ne peut-on pas se poser la question de savoir pourquoi depuis 1996 ceux-ci ne se sont pas ouverts aux connaissances relatives aux logiciels libres, à l’interopérabilité, etc.
    Nul doute que la commission présidée par M. Fourgous devrait examiner, ou réexaminer, les contenus et orientations des programmes actuels de 2008 en collège, en particulier ceux du programme de technologie pour leur donner, redonner, les moyens horaires et contenus pour installer une véritable culture informatique de base responsable de 98 % des connaissances de base en collège ?
    Faute de réponse, alors ne faut-il pas se résoudre à ne rien installer en France de solide, contrairement à d’autres pays comme par exemple le Maroc qui a installé depuis 2007 une nouvelle discipline informatique au collège et au lycée ? La décision, au collège, se trouve, selon moi, entre la désignation d’une discipline existante comme responsable de l’ensemble des apprentissages TIC, et une discipline à créer (avec toutes les contraintes : contenus informatiques, création d’un corps de professeurs informatique, un corps d’inspection spécifique, des salles équipées et attribuées à cette discipline, des budgets conséquents pour l’achat et renouvellement de matériels, ainsi que pour les achats de fournitures consommables). La solution ministérielle actuelle (DGESCO) décidée en 2000 d’un flou dans la répartition des responsabilités des apprentissages de base entre toutes les disciplines à gérer dans chaque établissement, est une orientation suicidaire vis-à-vis d’une égalité claire entre tous les collégiens sur le territoire national d’accession à une culture de base en Informatique et Technologie de l’Information et de la Communication (ITIC).
    Pour ne pas encombrer ce texte de différentes adresses URL sur les documents cités, vous pouvez consulter le portail et le présent document dans sa version « longue » http://pagesperso-orange.fr/techno-... et aussi en particulier « Sondage 2009 sur : B2i et TIC technologie 2009-2010, quel avenir ? »

    Le 20 octobre 2009

    Ignace Rak Inspecteur d’Académie, Inspecteur Pédagogique régional en Sciences et Techniques Industrielles honoraire de l’Académie de Paris.

  • Thème 2 : La réussite scolaire 24 octobre 2009 09:58, par Ignace Rak

    Dans ma contribution précédente, deux erreurs se sont glissées dans les chiffres. Il s’agit de lire 23 % (au lieu de 24 %) pour le nombre d’élèves arrivant de l’école primaire au collège avec le B2i école. Et de lire 24 % (au lieu de 48 %) des élèves de 3e du collège qui se voient attribuer le DNB malgré un avis négatif des professeurs pour le B2i collège obligatoire dans le Diplôme National du Brevet (DNB). Avec toutes mes excuses.
    Ignace Rak IA IPR honoraire en STI de l’Académie de Paris.

  • Thème 2 : La réussite scolaire 9 novembre 2009 10:49, par pmathieu

    Bonjour
    La réussite scolaire des élèves passe entre autres par un enseignement individualisé et une acquisition des compétences au fil d’apprentissages dans et hors système scolaire.
    Pour un enseignement individualisé, il faut des outils de formation individualisables, il faut des outils de suivi individuel, il faut des conditions de « préceptorat » dans les établissements. Les Tic peuvent amener des outils de gestion de cours, d’acquisition de compétences pour les enseignants et des outils de gestion de leurs apprentissages pour les élèves. Les ENT actuels ne remplissent qu’une petit partie de cette fonction et le fonctionnement actuel de l’école ne favorise pas l’individualisation des parcours. Gros chantier en perspective... mais réalisable aujourd’hui en s’en donnant les moyens.

  • si la reussite est l’atteinte des objectifs fixés, on peut utiliser les TIC comme un Outils pour favoriser leurs réalisation.

    Prenons l’objectif du cycle primaire.

    chaque élève devrais rentrer en 6ieme en sachant lire écrire et compter. Utilisation du conditionnel nécessaire car non effectif à ce jour dans de nombreuses écoles et collèges.

    On perçoit là facilement comment un outil tel que l’informatique, par une habitude d’utilisation précoce et des outils pédagogiques répétitifs, simple et ludique peuvent favoriser l’auto-formation, la progression individuelle, le rattrapage.

    On peut ainsi favoriser la curiosité, l’éveil sur des centres d’intérêts, souvent plus pertinent, utile au développement de l’enfant.

 
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