Mission Fourgous pour les Tice

Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ?

jeudi 17 septembre 2009

Thème 1 : Les partenaires, les partenariats

  • Comment la mise en place de partenariats (et lesquels) pourrait faciliter l’intégration des outils numériques dans l’Éducation nationale ?
  • Quel rôle doit prendre chaque acteur (Établissements scolaires, personnels encadrant, ministère de l’Éducation, collectivités locales) afin de faciliter l’intégration des TICE dans le système éducatif ?

Ce forum est désormais fermé. Merci aux contributeurs !


30 contributions

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 19 septembre 2009 05:49, par François

    Sur les TICE, les différentes lois de décentralisation sont toujours aussi floues sur le « qui fait quoi » entre collectivités et Etat.
    Sauf erreur de ma part, les TICE restent théoriquement (d’après les textes) une compétence d’Etat.
    La recherche de partenariats est une solution qui présente toutefois le défaut de créer des disparités des territoires en fonction de l’implication des collectivités sur ce sujet.
    Il me semble donc nécessaire, de préciser d’avantage les rôles et compétences de chacun des « partenaires ».

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 19 septembre 2009 10:09, par MATHIEU

    Les douze travaux dans le premier degré…
    la difficulté de mettre en place des outils dans le premier degré est souvent due au fait que le financement est partagé par les 36000 communes. Le travail de coordination, d’information ou de formation est énorme mais ce n’est pas parce que c’est difficile qu’il ne faut pas le faire.

    1-Donner aux enseignants les outils du travail quotidien pour lui permettre de construire ses séances, de suivre chaque élève dans l’acquisition des compétences de son cycle et de communiquer avec la collectivité, l’institution et les parents.

    2-Donner aux familles la possibilité de visualiser les acquisitions et les difficultés de leur enfant ainsi que des pistes pour l’aider dans ses apprentissages.

    3-Piloter au niveau national la création de ces outils (gratuits pour les utilisateurs) pour en limiter les coûts et assurer l’égalité dans le système du premier degré.

    4-Demander aux partenaires institutionnels (CNDP, CNED, La Documentation…) de construire une politique éditoriale qui prenne non seulement en compte les tice mais aussi la diffusion des ressources et donc leur indexation en fonction des compétences du premier degré.

    5-Demander à tous les niveaux de l’Education nationale d’adopter une politique de diffusion intégrant les TICE avec une indexation de leur contenus et bases inter-opérables avec les autres (comme par exemple la DESCO qui doit proposer le Bulletin Officiel et les programmes sous forme d’une base de donnée interrogeable à distance.)

    6-Regrouper la politique d’équipement des écoles au niveau départemental avec une enveloppe commune et le pilotage d’une commission ( Conseil Général, Education Nationale, Préfecture, Centre de Documentation Pédagogique, intervenants tice…) où les utilisateurs sont bien représentés.

    7-Développer des équipes départementales d’interventions matérielles et pédagogiques en créant des « maisons des TICE » où sont regroupés les services territoriaux d’intervention en collège ou lycée, qui devront intervenir dans les écoles. Comportant des équipes d’animateurs informatiques de l’Education Nationale, des équipes Tice des CRDP ou CDDP dotés de matériel pédagogique commun à destination des écoles collèges et lycées. Ces équipes travailleront autour de projets communs.

    8-Créer une instance nationale de veille pédagogique (au sein du CNDP ?) qui puisse être en rapport direct avec les enseignants . Celle-ci devra gérer un hébergement centralisé de toutes les bases des instances de l’EN, des enseignants et donc de toutes les productions pédagogiques. (hébergement gratuit et réactif en cas par exemple de problèmes de contenus litigieux).

    9-Construire l’outil « livret d’évaluation des élèves » présent dans les outils de l’enseignant et dans les outils élèves et familles de façon à ce qu’il puisse suivre l’élève tout au long de son cursus scolaire. L’élève pouvant faire valider des compétences non acquises dans tel ou tel cycle un peu plus tard dans sa scolarité. Ce livret pouvant ensuite le suivre dans ses autres cursus de formation pour adultes et lui permettre de faire valider certaines compétences acquises dans d’autres formations que celles en cours (outil VAE).

    10-Mettre en place un véritable pôle des logiciels libres avec des équipes de développement et un comité de sélection des projets d’outils pour l’école.

    11-Développer la mise en place d’outils participatifs de type blog (limités à l’EN ou non) pour discuter de la pertinence des réformes et autres circulaires avant leur mise en application

    12-Donner 500 euros de crédit d’impôt pour l’achat d’un ordinateur à tous les enseignants s’ils ont participé à trois demi-journées de formation TICE. (EN ou CDDP ou …)

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 21 septembre 2009 10:09, par Jean FRUITET

    Pour aborder la question des partenariats par l’autre bout du spectre, j’ai proposé dans l’école de mes enfants d’étendre l’environnement Moodle de notre association de parents d’élèves à des classes volontaires.
    Je me suis heurté immédiatement à deux difficultés :
    - qui allait tenir au jour le jour le cahier de texte en ligne (instrument de suivi de l’activité scolaire fort réclamé par les parents)
    - selon quelles modalités devaient se faire l’accès authentifié des parents aux cahiers de texte.

    Faute d’une réponse claire de l’équipe pédagogique (assez peu enthousiaste) nous y avons renoncé.
    Les cahiers de textes continuent de circuler de façon plus ou moins sauvage entre les familles, par téléphone. Et je ne suis pas bien sûr que cela n’ait que des inconvénients.
    Moralité, ce ne se sont pas les questions techniques qui sont des freins à la diffusion des partenariats.

  • Des outils oui mais à entretenir 25 septembre 2009 10:44, par Gaël

    Comme toujours dans l’Education nationale le ministre décide, fait un décret, une loi ou une circulaire et croit (ou feint de croire) que la décision est mise en place.
    Sauf que...les TICE ne font pas exception. Quand bien même les établissements scolaires sont correctement dotés en ordi, salles, etc il y trois points qui freinent ou empêchent l’utilisation des TICE.
    Le premier c’est qu’une fois installé un réseau d’ordi ça s’entretient et que personne n’a la fonction de le faire sur un collège ou une école. Une solution : doter chaque collège et groupe d’écoles d’une personne, avec des compétences pédagogiques, chargée de la maintenance et de l’aide à l’utilisation des ordi, salles infos, etc Mais ça coûte...
    Le deuxième obstacle c’est que, au moins dans le secondaire, pour que l’évaluation des acquis concernant les TICE se fasse il faut que les enseignants puissent se rencontrer, cela prend du temps, c’est du travail supplémentaire qui se rajoute à tout le reste. Il est certainement temps de revoir le temps de service des enseignant qui date de plus de 50 ans pour remplacer une partie des heures de cours par du temps de concertation, notamment pour les TICE.
    Le troisième obstacle c’est la formation. Il existe des propositions de formation au TICE mais ce n’est sans doute pas suffisant.

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 28 septembre 2009 00:42, par LOÏSREUHCIR

    A travers la mission parlementaire, il faudrait trouver des éléments objectifs permettant de clarifier le partage de compétences entre l’Etat et les collectivités territoriales au niveau des TICE.
    Même lorsque ces dernières admettent qu’elles doivent fournir les équipements, concernant la maintenance, entre autres, elles opposent le fait que l’Etat a transféré des personnels et qu’il en profite pour transmettre des missions qu’il n’assurait pas lui-même .... !!!

    La clarification doit comporter la nécessité de la prise en charge des infrastructures-réseau des établissements et des écoles, tout comme sont pris en charge les réseaux acheminant tous autres « fluides ».

    Le développement des usages des TICE s’entend à travers le « tryptique » suivant :
    INFRASTRUCTURES ET EQUIPEMENTS ---> SERVICES ---> USAGES, l’ordre d’énonciation comportant uen logique : les usages ne seront développés que s’il existe des services ET des équipements ; pour utiliser de manière optimale les services numériques il faut que les écoles et établissements scolaires soient totalement câblés (au moins deux prises réseaux par salles -en filaire-, ou accès par le WiFi de n’importe quelle salle).
    Est-ce le cas actellement dans tous les lycées, collèges et écoles ?

    Le plan de relance adossé à l’emprunt devrait permettre d’améliorer SIGNIFICATIVEMENT les infrastructures ; ce serait en outre un signal intéressant pour les collectivités.

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 28 septembre 2009 19:08, par moiraud

    L’intégration des TICE dans les pratiques des enseignants à fait éclater les murs de la classe, les pratiques nous le démontrent tous les jours et de nombreux rapports l’ont analysé, décortiqué, (rapport Bardi – Bérard les réseaux et l’école numérique - 2002). Les rapports au temps et à l’espace sont modifiés dans les processus d’apprentissage.
    Le terme de continuité pédagogique est devenu un terme très présent dans le discours pédagogique (la pandémie H1N 1 a redonné du lustre à ce concept). Il est vrai que techniquement les réseaux peuvent permettre d’assurer les apprentissages dans la classe et hors la classe.

    La notion de « dans et hors la classe » apporte probablement une valeur ajoutée pour la classe (des études européennes semblent le démontrer) mais …. Le travail de mise en place, de construction, de transmission des savoirs est un acte lourd qui modifie profondément le métier d’enseignant. Aux nouveaux enjeux numériques correspondent un nouveau métier, nécessitant de mobiliser de nouvelles compétences. Le numérique dans la classe n’est pas une simple transposition du livre, les enseignants doivent développer de nouvelles stratégies.
    L’enjeu est beaucoup plus complexe.
    • Les compétences se modifient.
    L’enseignant à l’ère du numérique n’exerce plus dans un espace géographique réduit au mur de la classe et au temps du cours, LE face à face professeur / élève. Le numérique a rendu poreux les frontières du pédagogique (Anne – Marie Bardi – L’école et les réseaux numériques – Juillet 2002). Nous ne sommes pas dans une simple transposition livre - internet, le passage du livre au numérique transforme les attendus.

    -  Les compétences évoluent, se complexifient. La seule maîtrise du champ disciplinaire ne suffit plus. Il est nécessaire d’inscrire sa démarche dans un cadre plus large où sont s’inscrivent une multitude de compétences :
    -  Les compétences juridiques (droit d’auteur, droit à l’image, l’exception pédagogique de la loi DADVSI…) ;
    -  Les compétences de régulation, il faut être en capacité de réguler des flux d’information des élèves ;
    -  Les compétences technologiques, la maîtrise du net nécessite une formation de base sur les outils ;
    -  Les compétences rédactionnelles, le principe du « hello world » nécessite une attention de tous les instants sur la qualité des contenus mis en ligne. En ouvrant (potentiellement on peut l’ouvrir) l’espace d’apprentissage à des acteurs multiples on se doit de développer une politique de gestion des droits de lecture – écriture (dans un langage wordpress définir qui est administrateur, contributeur, abonné, éditeur, auteur). Exit le doigt levé pour prendre la parole ;
    -  Les compétences didactiques parce que l’introduction des TICE ne se résume pas à la seule maîtrise d’un outil (même si le technologique s’apprend – voir supra). Il faut que les enseignants construisent des scenarii pédagogiques qui tiennent compte de nombreux paramètres comme le contexte, les outils, les acteurs et les ressources. Ce n’est qu’à cette condition que le numérique à une chance d’émerger en tant que système efficace, vecteur de plus value pédagogique. L’époque de la fiche de préparation s’éloigne. La conception des cours s’opère dans un registre multimodal (texte, image, son et vidéo).

    • Le temps et l’espace se dilatent
    Les réseaux numériques perturbent la notion d’espace éducatif. Les divers espaces de la vie d’une personne se percutent. Il devient difficile, dans une logique numérique, de rendre étanche les temps personnels, les temps sociaux et les temps professionnels (les espaces numériques de la mission TICE en sont un exemple flagrant ; je lis un billet rédigé à 23 heures un samedi soir). Quelle est la situation d’un enseignant qui rédige le samedi tardivement ? Quid de l’enseignant qui répond à un de ses élèves entre deux activités privées sur le net ? Ce n’est pas le décret de 50 qui va y répondre ! On peut multiplier les exemples. Beaucoup de questions générées par les nouvelles technologies sur les nouvelles méthodes de travail et … peu de réponses, pourtant beaucoup de pratiques dans le corps enseignant, qui n’économise ni son temps, ni son énergie, ni sa très forte capacité à travailler de façon réticulaire.

    • Les acteurs se diversifient

    o Les associations d’enseignants

    Elles viennent bouleverser les rapports existants dans le monde éducatif. Leur activité débordante ne cesse d’étonner (de m’étonner). Un foisonnement intellectuel, un débat permanent, des connexions qui se chiffrent en million, des publications, une adhésion du corps enseignant à leurs écrits, une écoute de la part de la mission E.educ pour Sésamath. Mais … dans le cadre d’un travail bénévole. (Clionautes, openenglish, sésamath weblettre …), aussi efficaces et utiles soient-elles, leur action est en dehors des temps institutionnels du métier d’enseignant, pourtant elles sont très présentes dans le temps de travail des profs - Paradoxe du temps réel de l’enseignant et du temps institutionnel du métier d’enseignant.

    o La multiplication des acteurs au sein des dispositifs de formation

    Le numérique permet d’intégrer des acteurs multiples dans les processus d’apprentissage (autres classes, autres enseignants, professionnels…) selon les besoins de la formation (initiale, alternance, formation continue, VAE). Ces relations réticulaires demandent une autre organisation aussi bien dans le temps que dans l’espace.

    • Le travail se transforme

    Tous les enseignants qui se sont frottés, se « frottent » ou vont se frotter à l’intégration des TICE dans les dispositifs d’apprentissage savent (ou sauront) que cette activité est chronophage (conception, maintenance, accompagnement des élèves, temps de formation ou d’autoformation). On est dans un autre registre que la préparation traditionnelle.

    Le rapport de l’inspection générale - Mission d’audit de modernisation Rapport sur la contribution des nouvelles technologies à la modernisation du système éducatif mars 2007 le souligne dans ce passage - témoignage (page 17) :

    « L’intégration d’un objet technique dans une pratique professionnelle n’a de chance de succès que s’il est sûr et que s’il rend les services attendus. L’enseignant soucieux d’utiliser au mieux le temps de la classe et l’attention de ses élèves, ne s’exposera pas volontiers à des situations de blocage et ne tolèrera pas de longs délais d’accès aux ressources. Il ne peut préparer systématiquement deux cours, dont un de secours en cas de panne, risquer de perdre des préparations ou des travaux d’élèves, ne pas pouvoir imprimer au moment voulu le document nécessaire à une synthèse ou à un travail ultérieur de la classe, gérer les aléas informatiques en même temps que le déroulement de la séance. »

    La confusion des espaces pose la question du : « quand suis-je enseignant, quand ne le suis je plus ? », quel temps recomposé pour assurer, construire, faire évoluer mes apprentissages ?

    • La question

    La question qui se pose à l’heure actuelle et compte tenu des arguments évoqués précédemment :
    Ne doit –on pas intégrer le temps numérique dans le statut de l’enseignant du primaire et du secondaire ? Dans les faits le numérique est prégnant, la profession - bon gré, mal gré - s’adapte aux changements. Le droit va-t-il intégrer ces changements radicaux ? Je rappelle que le changement va au – delà de la simple introduction de nouveaux outils, il opère une nouvelle définition du métier.
    La mémoire de notre institution nous prouve qu’à des moments de notre histoire nous avons su le faire, bien avant la rupture du numérique. A titre d’exemple L’OFRATEME a permis dans les années 60 d’aider les instituteurs à éduquer les élèves aux arts et à la poésie via la radio scolaire. Temps de formation des élèves et des instituteurs intégrés dans les programmes (il est possible d’écouter le témoignage de Jean Valérien à ce sujet sur Canal U). On aurait pu prendre la décision d’inciter les élèves à écouter le programme chez eux, on ne l’a pas choisi (je fais partie de cette génération qui a pris goût à la musique classique grâce à France culture lors des séances en classe le mardi après midi  )

    Très récemment dans le supérieur, le décret n° 2009-460 du 23 avril 2009 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs dans son article 3 énonce : « Les enseignants-chercheurs participent à l’élaboration, par leur recherche, et assurent la transmission, par leur enseignement, des connaissances au titre de la formation initiale et continue incluant, le cas échéant, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication."
    Ce texte par voie de décret officialise le temps numérique dans le supérieur, il en donne même la transcription pécuniaire dans l’arrêté du 31 juillet 2009 approuvant le référentiel national d’équivalences horaires /…/ dans la rubrique innovation pédagogique il est indiqué que l’ « Elaboration et mise en ligne d’un module d’enseignement ou de formation, sans tâches directes liées à l’assistance et l’évaluation des étudiants. Forfait d’heures identique à l’équivalent en nombre d’heures d’enseignement présentiel. »
    On le constate l’idée de temps numérique fait son chemin, même si l’expression cas échéant met un bémol, elle entre dans les dispositifs statutaires. Pourquoi le secondaire ne ferait –il pas l’objet d’une analyse en ce sens ?

    Je sais que je pose une question sensible, qui risque de susciter des débats vifs et contradictoires mais il me semble qu’elle mérite un débat approfondi, la mission Tice est un lieu idéal.

    Cordialement.

  • Un comité de pilotage départemental ? 29 septembre 2009 08:55, par PMathieu

    Un comité de pilotage départemental ?

    1- Un préalable incontournable : répondre aux impératifs institutionnels.

    De la maternelle au collège, les élèves doivent acquérir les bases nécessaires à l’appropriation des outils TIC. Ces compétences sont validées par le B2i niveaux 1 et 2. La maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication constitue une des compétences clés du socle commun des connaissances défini par la loi du 23 avril 2005.

    Pour atteindre cet objectif il est indispensable de favoriser le développement des usages. Ce qui implique :
    - de disposer d’un matériel informatique performant et maintenu en bon état de fonctionnement,
    - de former et accompagner les enseignants.

    2-Un nécessaire partage des compétences :

    Si l’équipement relève de la compétence des collectivités territoriales : communes pour les écoles, conseil général pour les collèges, la formation des enseignants relève pour sa part de l’état (formation initiale, formation continuée et accompagnement)

    3- Aménagement numérique du territoire : des moyens équitables pour tous les établissements du département :

    Une structure d’achats mutualisés et/ou un dispositif de recyclage organisé permettrait d’apporter une réponse aux besoins d’équipement et de tendre vers une homogénéisation des parcs informatiques de l’ensemble des établissements scolaires du département.

    Harmoniser l’équipement informatique des écoles et des collèges favoriserait en outre ;
    - les opérations de maintenance
    - les procédures de formations aux usages

    Pour accompagner la mise en oeuvre des politiques éducatives nationale en matière de TIC, il apparaît nécessaire de doter les instances de l’état et des collectivités territoriales d’un outil de pilotage départemental.

    L’équipement
    Une problématique structurellement différente : Un seul interlocuteur, le CG, pour le second degré et une multitude, les communes, pour le premier degré. Un comité de pilotage pourrait favoriser l’émergence d’une politique globale.

    Les préconisations

    Pour le premier degré, une information a été diffusée dans toutes les mairies du département de la Corrèze ainsi que dans toutes les écoles pour aider à la décision d’équipement et tendre ainsi à une politique commune. C’est le premier pas vers une homogénéité dans la mise à disposition de l’outil TIC dans les écoles.

    L’équipement

    Une centrale d’achats mutualisés pouvant être une émanation du dispositif actuellement en vigueur au conseil général pour les collèges ou un syndicat mixte informatique permettrait par un effet d’échelle de réduire les coûts pour les communes.

    La maintenance

    Vers un service départemental par bassin.
    Un service de maintenance pourrait être développé sur les bases du service actuel du Conseil Général qui assure l’équipement et l’entretien dans les collèges.
    La maintenance par bassin (écoles et collège du secteur) pourrait constituer l’échelon opérationnel de base.

    à terme, la télémaintenance
    Solution performante alliant efficacité et rapidité d’intervention mais utopique en l’absence de parc informatique homogène.

    Le lien avec la formation
    une installation matérielle ne peut s’envisager sans une formation à l’utilisation, soulignant ainsi la nécessité d’une collaboration active entre ceux qui “équipent” et ceux qui “forment”.

    Vers des actions conjointes et concordantes

    Les intervenants départementaux Dans le cadre du pilotage départemental les actions de formation, les interventions sur site ou les ateliers proposés aux enseignants du premier et second degré devraient être coordonnés en tenant compte.
    • soit d’un accompagnement à l’occasion du déploiement de nouveau matériel
    • soit du contenu d’un projet de classe ou d’école qui nécessite une aide pédagogique ou technique.
    Au plus près du terrain

    L’équipe d’animation TICE départementale pour le premier degré
    L’équipe départementale occupe un rôle central au niveau du primaire puisque proche des besoins des enseignants. Les animateurs Tice pourront relayer les demandes
    • vers les services techniques,
    • vers le service Tice du CDDP,
    • vers la formation continue.
    Une incitation et un suivi de la mise en place

    La formation continue premier et second degré

    Que ce soit au niveau de l’école primaire ou du collège, les besoins de formation ou les choix de l’état en matière de formation devraient être pris en compte par le comité de pilotage. Certains choix sont susceptibles d’influencer l’équipement matériel des établissements (comme pour les épreuves de l’attestation de sécurité routière @SSR par exemple)
    Une entrée vers l’usage des TICE
    La formation initiale à l’IUFM

    L’IUFM au titre de la formation initiale joue un rôle prépondérant dans la mise en place et l’usage des Tice à l’école.
    Un rôle clé pour le premier et le second degré

    L’équipe Tice du CDDP

    L’équipe Tice du CDDP a un rôle d’information auprès des enseignants du premier et second degré, un rôle d’accompagnement par l’intermédiaire d’ateliers sur site ou au CDDP et enfin un rôle de mise à disposition de ressources pédagogiques visant à favoriser l’usage des TICE en classe.
    Le CDDP peut organiser des ateliers de façon réactive et ciblée, tant au niveau des collèges que des écoles.

    L’accompagnement des usages est un chantier complexe qui doit prendre en compte de nombreux acteurs et intervenants. Dans toutes les difficultés pointées dans les rapports récents comme l’enquête des Landes celle de la coordination est une des clés. Le dialogue entre les acteurs des Tice est un préalable. Pas un dialogue de façade mais bien une véritable coopération au plus près des besoins des enseignants.

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 29 septembre 2009 11:51, par Jean-Pierre Archambault

    Des solutions libres pour l’éducation

    Les logiciels et les ressources libres ont toute leur place dans le système éducatif pour des raisons diverses, économiques, pédagogiques et culturelles.

    En octobre 1998, le ministère de l’Éducation nationale signait un accord-cadre avec l’AFUL (Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres). Cet accord a été régulièrement reconduit depuis lors. En substance, il indique qu’il y a pour les établissements scolaires, du côté des logiciels libres, des solutions alternatives de qualité, et à très moindres coûts, dans une perspective de pluralisme technologique. Depuis cette date, le logiciel libre se développe, en phase avec les missions du système éducatif et la culture enseignante de diffusion et d’appropriation par tous de la connaissance (« Pour favoriser l’essor du libre à l’École »). Il existe divers enjeux, parmi lesquels :

    1) des enjeux informatiques proprement dits, notamment financiers

    Libre ne signifie pas gratuit mais la question est moins celle de la gratuité que celle du caractère raisonnable des coûts informatiques. Les logiciels libres permettent de réduire d’une manière très significative les dépenses informatiques dans le système éducatif.

    Concernant l’informatique dans les écoles et les établissements scolaires, il existe des besoins pour une très bonne part identiques d’une commune, d’un département ou d’une région à l’autre. Le libre permet une mutualisation de la demande des logiciels métier, ici les logiciels pédagogiques, administratifs et de vie scolaire. L’idée est que l’argent public ne doit servir qu’une seule fois. Dès que sa réalisation a été payée, un logiciel est gratuit ! Les autres peuvent en bénéficier, à charge de revanche dans un processus vertueux auquel tout le monde a intérêt.

    Les logiciels libres permettent de séparer nettement la prestation et la solution dans les marchés publics. Cela a pour effet de faciliter la concurrence, de faire baisser les prix et d’éviter la situation de client captif. Le libre substitue du service aux licences d’utilisation (souvent de véritables rentes). Il est ainsi de nature à développer des emplois de proximité.

    Les logiciels libres sont rarement liés à un type de matériel ou d’environnement, car très respectueux des standards et formats ouverts. De ce point de vue, ils constituent une garantie d’autonomie et de maîtrise dans le temps de l’informatique des administrations et des collectivités locales (et des entreprises).

    La licence GPL permet aux élèves, et aux enseignants, de retrouver à leur domicile leurs outils informatiques, sans frais supplémentaires et en respectant la légalité.

    2) Les ressources pédagogiques

    Il existe une transférabilité partielle de l’approche du libre à la réalisation des autres biens informationnels, les ressources pédagogiques en particulier, en termes de mode de production et de droit d’auteur. Les communautés d’enseignants auteurs-utilisateurs se multiplient, au premier rang desquelles l’association Sésamath. Elles utilisent à plein les potentialités d’interaction du web et fonctionnent comme les communautés de développeurs de logiciels libres. Sésamath est à l’origine de nouveaux modèles économiques pour l’édition scolaire (« Un spectre hante le monde de l’édition » ; « Les turbulences de l’édition scolaire », intervention au colloque SIF « Les institutions éducatives face au numérique », décembre 2005) et coopère avec les collectivités locales (Adullact).

    Un consensus existe sur la nécessité et l’intérêt du travail en commun pour les enseignants. Coopérer c’est, à un moment ou à un autre, produire et travailler d’une manière collaborative sur des ressources et des documents partagés, qui doivent pouvoir circuler, s’échanger, être utilisés et modifiés aisément. Cela suppose des modalités de propriété intellectuelle qui le permettent. C’est le cas des licences de type GPL ou Creative Commons (« Numérique droit d’auteur et pédagogie »).

    Le libre a permis la constitution au plan mondial d’un bien commun informatique. On retrouve un objectif analogue du côté des connaissances en général, des ressources pédagogiques en particulier. Et, des documents (numériques) que l’on contribue à créer sont des documents que l’on utilise.

    3) Des enjeux de culture générale scolaire

    Une des missions de l’École est la formation du citoyen. Le libre est une façon (efficace) de produire des biens de connaissance dont on sait qu’ils sont de plus en plus présents dans tous les secteurs de la société, les processus de création de la richesse. Dans quelle mesure le libre a-t-il valeur exemple ? John Sulston, prix Nobel de médecine, le pense quand il évoque, en décembre 2002, dans les colonnes du Monde Diplomatique les risques de privatisation du génome humain en ces termes : « Les données de base doivent être accessibles à tous, pour que chacun puisse les interpréter, les modifier et les transmettre, à l’instar du modèle de l’open source (logiciel libre) pour les logiciels. » Le libre est une composante importante des questions de la fracture et de la solidarité numériques, et des réponses à apporter.

    Composante de la culture générale scientifique, le libre a bien toute sa place dans le système éducatif.

    Jean-Pierre Archambault
    Coordonnateur du pôle de compétences logiciels libres du SCÉRÉN
    CNDP-CRDP de Paris

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 1er octobre 2009 21:14, par Franck

    Tout cela c’est du bla bla !

    Je veux bien parler TICE lorsque l’Etat, la Région, le Département... peu importe, aura :

    1. Financé l’achat d’un ordinateur portable de qualité (pas une merde à 400 € comme celles que nous envoie le département) avec une batterie qui tient plus de trois heures pour tous les élèves.

    2. Subventionné un abonnement à internet pour les élèves.

    3. Embauché ou passé des contrats avec de vrais informaticiens qui assurent la maintenance du matériel et la formation des personnels enseignants.

    Bref, les partenaires à trouver en priorité sont : une grande entreprise informatique qui fournisse du matériel fiable et peu aussi assurer maintenance et formation, un fournisseur d’accès internet qui propose des tarifs préférenciels.

    Après, les logiciels libres, les associations d’enseignants compétents, les ressources en ligne... tout cela existe déjà et est bien connu de tous. Mais tout cela ne sert que très peu car nous n’avons ni le matériel ni le personnel de maintenance pour l’utiliser. Pour utiliser les Tice actuellement il faut vraiment être motivé (auto formation, galère avec du matériel bas de gamme, un ordinateur pour deux élèves quant c’est pas trois, classes trop nombreuses impossibles à dédoubler, exclusion de nombreux élèves par la « fracture numérique »...).

    Bref, le gouvernement et les élus locaux font beaucoup de bruit autour des Tice, de l’école numérique... mais dans les faits c’est que de la com ! Le financement n’est absolument pas à la hauteur des enjeux ! Il faudrait multiplier les budgets d’achat de matériel par dix et limiter les classes à 18-20 élèves pour commencer vraiment à faire des Tice avec les élèves.

    Conclusion : Messieurs les politiques, la seule question qu’il faut se poser c’est : « combien somment nous prêts à payer pour financer l’ »école numérique" ?

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 3 octobre 2009 13:43, par François ELIE

    La société de l’information n’est pas simplement une révolution de l’accès à l’information, mais une révolution de sa production. Il faut donc regarder la question des partenariats selon ces deux axes.

    Révolution de l’accès : cela veut dire revisiter tous les partenariats antérieurs et toutes les mission qui freinent ou parasitent l’arrivée efficace des TICE. Les partenariats avec le monde de l’édition, le rôle des CRDP, le poids des partenaires passés ne doit pas être négligé : ils ne faut pas faire évoluer les partenariats et ajouter de nouveaux partenaires, il faut faire table rase et rebâtir. Le partenariat essentiel reste celui qu’il faut bâtir clairement avec les collectivités, car c’est celui qui met la pièce dans le juke box qui choisit la musique. Et si les TICE ont un impact économique sur les territoires, les collectivités, sur le territoires, doivent être impliquées d’emblée, en amont.

    Révolution de la production : les association professionnnelles d’enseignants, des groupes comme Sesamath, des acteurs de la société civile sont depuis longtemps à l’oeuvre sur les questions de TICE. Ils n’ont pas la reconnaissance qu’ils méritent. Leur expérience peut beaucoup servir, leur action peut-être démultipliée, les modèles de collaboration et d’adhésion au changement qu’ils sont développé seront indispensables. Financer Wikipedia, investir dans les forges de production de contenus libres (de cours, d’outils, de logiciels), en un mot : développer une économie qui implique les acteurs eux-mêmes et parie sur la valeur ajoutée plus que sur les rentes.

    Sans quoi, avec une simple transformation de la relation avec les mêmes partenaires, avec une simple transformation des mêmes modèles, ce sera un échec. L’adhésion manquera sur le terrain, les moyens manqueront, les appêtits seront de plus en plus voyants, l’enseignement n’y aura rien gagné, et la France aura perdu du terrain.

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 4 octobre 2009 11:09, par moiraud

    Pourquoi les enseignants continuent à créer leur propre système numérique d’apprentissage pendant que les institutions développent des ENT ?

    Les contributions de la mission TICE insistent sur les enjeux des ENT (environnement numériques de travail), intérêts pédagogiques, enjeux financiers de la part des collectivités locales
    J’ai envoyé un tweet qui posait la question suivante : « #MissTice Pourquoi les profs continuent à développer des solutions personnelles alors qu’il y a des ENT en nombre ? »

    Une seule réponse de la part de W2ydavid : « pcq ns voulons la creer ns-memes pr se l’approprier RT @moiraud : #MissTice Pq continuent-ils à développer solutions personnelles alors k ENT » (30/09/2009)

    Une seule réponse pour une question centrale dans nos métiers. Elle montre que la pédagogie ne se gère pas uniquement par l’introduction d’outils. La pédagogie numérique, c’est aussi et peut être avant tout la perception de l’intérêt de fonctionnalités effectives. Mon billet va rejoindre et compléter la contribution, thème 1 (29 septembre), de JP Archambault : « combien sommes-nous prêts à payer pour financer l’école numérique ? » Financer est le postulat mais nous devons nous assurer que les fonctionnalités des outils proposés soient en conformité avec les attentes et les besoins des enseignants (La LOLF ne fixe t-elle pas des objectifs qualitatifs ?)
    En l’état, deux façons d’envisager la pédagogie numérique se côtoient, les environnements numériques de type ENT et les solutions numériques de type PLE (Personal Learning Environment).

    Les solutions numériques institutionnelles Vs le bricolage (1) enseignant, opposition ou complémentarité ?

    Mon propos n’est pas de défendre un système plus que l’autre mais d’essayer de poser les bases d’une réflexion sur ces deux postures de travail.

    A y regarder de près, de nombreux enseignants (les contributeurs sur ce site sont surreprésentés dans cette catégorie agrègent des solutions en ligne hétéroclites pour construire des démarches pédagogiques cohérentes (blogs, plateforme de réseau social, microblogging, partage de lien – en langage marque - wordpress, ning, twitter,delicious, zotero, lewebpédagogique, canablog …). La recherche parle de personal learning environment pour qualifier cette démarche.
    Définissons préalablement la notion de PLE :

    -  Mohamed Chatti du Technical University of Kaiserslautern, Germany le définit ainsi :
    « A PLE is characterized by the freeform use of a set of lightweight services and tools that belong to and are controlled by individual learners. Rather than integrating different services into a centralized system, the idea is to provide the learner with a myriad of services and hand over control to her to select and use the services the way she deems fit. A PLE driven approach does not only provide personal spaces, which belong to and are controlled by the user, but also requires a social context by offering means to connect with other personal spaces for effective knowledge sharing and collaborative knowledge creation.”

    -  Ron Lubesky de l’université de Sydney :

    « A Personal Learning Environment is a facility for an individual to access, aggregate, configure and manipulate digital artifacts of their ongoing learning experience”

    -  Graham Attwell definit ainsi : “Personal Learning Environments (PLE) as an idea that firstly integrates « pressures and movements » like lifelong learning, informal learning, learning styles, new approaches to assessment, cognitive tools. Furthermore, PLEs are inspired by the success of « sticky » new technologies in ubiquitous computing and social software.”
    Le PLE est donc le choix de ne pas intégrer un système centralisé mais d’utiliser un ensemble hétéroclite d’outils (myriad of services). Qu’est ce qui peut expliquer ce choix de ne pas intégrer les espaces institutionnels ? La question est récurrente dans le secondaire comme dans le supérieur. Elle questionne sur des questions fortes - l’efficacité des investissements et la positions des enseignants face à la construction numérique des apprentissages.

    Tentons une rapide analyse par une approche en plusieurs points.

    • Je commencerai par une référence à l’école de Palo Alto, l’injonction paradoxale. Les enseignants sont fortement incités à intégrer le numérique dans leurs pratiques (de nombreuses circulaires en témoignent) mais … au quotidien ce sont des bandes passantes poussives, des pare feu intégristes, des codes d’accès en cascade, une interopérabilité balbutiante, des locaux inadaptés, la sainte peur du juridique et de ses potentielles conséquences négatives, des ENT qui se résument plus à un bureau virtuel qu’a un vrai ENT. En résumé, tout est mis en place pour inciter les enseignants à développer des pratiques numériques mais avec en parallèle une grande quantité de freins (le paradoxe).

    L’interopérabilité. La construction d’un cours est un acte complexe, l’accumulation des savoirs, des pratiques, la constitution des ressources sont une somme que l’enseignant souhaite conserver, utiliser à tout moment et en tout lieu, partager, diffuser. Un outil numérique en 2009 doit être souple, nomade, ubiquitaire et interopérable, ouvert. Le fonctionnaire, par son statut à vocation à enseigner sur l’ensemble du territoire français, il peut donc changer de lieu d’enseignement au cours d’une carrière, par choix ou par contrainte (poste à complément de service).Le système français de mutation (que les lecteurs de la francophonie excusent par avance ce discours technique franco – français) est divisé en deux temps : l’inter académique et l’intra académique. En intégrant une nouvelle académie (inter) quid de l’interopérabilité ? Les données de l’ENT sont –elles totalement exportables dans le nouvel établissement de la nouvelle académie ? Va-t-on retrouver ses données ? Va-t-on conserver le design de son système ? Perte totale, perte partielle ? Lorsque l’on change d’établissement (intra) est –on sûr que l’ENT choisi par un département est compatible avec l’ENT de l’autre département ? (changement de collège) Est-on sûr que l’ENT retenu par la Région est compatible avec l’ENT du département ? (passage de lycée à collège). Dans le cas d’une cité scolaire qui rassemble un collège et un lycée la pratique numérique peut vite virer aux situations courtelinesques. Une structure MAIS deux systèmes, deux login, deux mots de passe, deux architectures à mettre en place. Le chef d’établissement aura, de surcroît, à gérer un troisième sésame avec le réseau administratif ! On peut comprendre aisément le choix du PLE, une seule solution, mobile, ubiquitaire et totalement interopérable qui accompagne l’enseignant dans ses évolutions de carrière.

    Pour terminer cette rapide analyse du contexte, quelques données chiffrées qui donnent le vertige et qui expliquent en partie la complexité du sujet :

    22 régions métropolitaines, 4 régions d’outre-mer
    96 départements métropolitains, 4 d’outre-mer
    36 783 communes
    Source Ministère de l’intérieur

    C’est potentiellement 22, 96 et 36 783 possibilités d’analyse différentes sur les enjeux du numérique.
    • Probablement faut - il aussi pendre en compte le sentiment répandu que l’ENT phagocyterait la liberté des enseignants, la peur d’entrer dans un système enfermant : « pcq ns voulons la creer ns-memes pr se l’approprier“. Le bricolage revendiqué et assumé cf supra

    Tout n’est pas merveilleux dans le monde du PLE, le droit reprend très vite sa place.

    • Le choix du PLE s’il peut présenter des avantages (je pense l’avoir expliqué) peut présenter des inconvénients notoires, notamment pour la mise en ligne des ressources. Des questions se posent lorsque l’on utilise des solutions en ligne.
    o Qui fixe les conditions d’utilisation du service ? Majoritairement, ces solutions sont américaines et sont soumises au droit américain ;
    o Qui connaît Les conditions d’acceptation au service (que personne ne lit en général) ? elles sont sources de conflits potentiels et d’incertitudes évidentes ;
     Incertitudes économiques, le service peut disparaître du jour au lendemain, incertitudes quant à l’exploitation des données (comment seront utilisées les données ?) ;

    Incertitudes sur les enjeux moraux et éthiques (la vision américaine n’est pas la vision européenne).

    Qui sait comment seront stockées et utilisées les informations transmises ? A l’heure de l’éducation à l’identité numérique, ce ne sont pas @chrism (Cicla 71 ) et @mediacteur qui me démentiront.

    La lecture des « terms of service », bien que d’exercice aride, est édifiante. L’enseignant perd en partie sa liberté pédagogique parce que l’adhésion au contrat d’utilisation le spécifie. Voici quelques extraits significatifs :

    o Twitter – « The Services that Twitter provides are always evolving and the form and nature of the Services that Twitter provides may change from time to time without prior notice to you. In addition, Twitter may stop (permanently or temporarily) providing the Services (or any features within the Services) to you or to users generally and may not be able to provide you with prior notice. We also retain the right to create limits on use and storage at our sole discretion at any time without prior notice to you.” – “You agree that this license includes the right for Twitter to make such Content available to other companies, organizations or individuals who partner with Twitter for the syndication, broadcast, distribution or publication of such Content on other media and services, subject to our terms and conditions for such Content use.” – “Such additional uses by Twitter, or other companies, organizations or individuals who partner with Twitter, may be made with no compensation paid to you with respect to the Content that you submit, post, transmit or otherwise make available through the Services.” – “ These Terms and any action related thereto will be governed by the laws of the State of California without regard to or application of its conflict of law provisions or your state or country of residence
    On le constate en cas de conflit se sont les lois de l’Etat de Californie qui s’appliquent ! Le fonctionnaire français tributaire pour son travail des lois californiennes !!

    On peut tirer les mêmes conclusions des autres sites de la mouvance web 2.0 exemple de ning :

    « This Agreement shall be governed by the laws of the State of California without regard to conflict of law principles. The provisions of the United Nations Convention on the International Sale of Goods and the Uniform Computer Information Transactions Act, however designated, are excluded and shall not apply to this Agreement or any transactions hereunder.
    You agree to submit to the personal and exclusive jurisdiction of the state courts and federal courts located within Santa Clara County, California for the purpose of litigating all such claims or disputes
    .”

    Cédric Manara de l’EDHEC de Nice a brillamment expliqué ces enjeux lors du colloque « droit et E.learning » organisé par l’université Lyon 3 en juin 2009 intitulé « la valorisation du E.learning ». Il est possible de visualiser son intervention en intégral sur le site de deeptagging.

    Au regard de ce qui vient d’être défini précédemment, Sommes-nous en présence de deux camps irréconciliables, les loyalistes de l’ENT d’un côté et les libertaires « Edupunk (2) » de l’autre ? « Que c’est bon d’être [edu]punk – Tweet sept.2009 ». Je ne le pense pas, à condition que l’on se donne les moyens de lancer des passerelles entre les décideurs / investisseurs, les concepteurs d’ENT et la communauté enseignante. Un ENT (ne pas le réduire à la notion de bureau virtuel) efficace serait celui qui aurait la capacité à mélanger les contraintes d’une gestion administrative et la souplesse des solutions web 2.0. En ce sens, l’ENT SPIRAL de Lyon 1 semble être la synthèse de ce compromis. M Christophe Battier (directeur technique du service ICAP) l’explique dans de nombreuses publications (une vidéo sur cette thématique doit bientôt paraître). Il explique qu’il ne croit pas « aux solutions fermée . Il affirme que : « il faut laisser la liberté au enseignants et aux étudiants ».

    Liberté qui permet cependant aux enseignants de bénéficier d’un environnement sécurisé, maintenu par des spécialistes de réseaux, évolutif et avec une grande capacité de stockage.

    La question :

    Avons – nous les moyens d’investir dans des espaces fermés qui seront boudés par les enseignants ? Peut –on laisser se côtoyer des environnements numériques d’apprentissage en dressant une cloison étanche entre les deux ?

    La formulation est certainement excessive mais poser la question est probablement déjà donner une réponse à une ligne de fracture qui se dessine.

    Je pense que le dialogue entre les acteurs des deux systèmes est indispensable.

    Jean – Paul Moiraud professeur blogueur http://dsaa.apinc.org (avec Firefox)

    Notes

    (1) Bricolage entendu au sens où Claude Lévi – Strauss le définit dans la pensée sauvage : « le bricoleur reste celui qui œuvre de ses mains, en utilisant des moyens détournés par comparaison avec ceux de l’homme de l’art. Or, le propre de la pensée mythique est de s’exprimer à l’aide d’un répertoire dont la composition est hétéroclite et qui, bien qu’étendu, reste tout de même limité ; pourtant, il faut qu’elle s’en serve, quelle que soit la tâche qu’elle s’assigne, car elle n’a rien d’autre sous la main. Elle apparaît ainsi comme une sorte de bricolage intellectuel, ce qui explique les relations qu’on observe entre les deux. » - « Le bricoleur est apte à exécuter un grand nombre de tâches diversifiées ; mais, à la différence de l’ingénieur, il ne subordonne pas chacune d’elles à l’obtention de matières premières et d’outils conçus et procurés à la mesure de son projet : son univers instrumental est clos, et la règle de son jeu est de toujours s’arranger avec les « moyens du bord », c’est-à-dire un ensemble à chaque instant fini d’outils et de matériaux, hétéroclites au surplus, parce que la composition de l’ensemble n’est pas en rapport avec le projet du moment, ni d’ailleurs avec aucun projet particulier, mais est le résultat contingent de toutes les occasions qui se sont présentées de renouveler ou d’enrichir le stock, ou de l’entretenir avec les résidus de constructions et de destructions antérieures. » Paris – Agora 1962

    (2) Parmi les nouveau-nés cette année dans le vocabulaire anglo-saxon, on trouve le mot edupunk. Il s’agit d’un autodidacte qui rejette les formatages éducatifs de la société – Voir billet de Mario Tomé « moi un Edupunk ? » - http://carnets.opossum.ca/mario/archives/2008/06/edupunk.html

  • Bonjour,
    Jp Moiraud l’a déjà évoqué, les associations d’enseignants qui s’investissent dans les usages des TICE sont des partenaires possibles.
    Nous sommes déjà investis dans la production de ressources : Sésamath produit des ressources libres, nous (Les Clionautes, dont je suis la présidente, mais aussi les autres associations citées par Jean-paul Moiraud) sommes partenaires de différentes sociétés privées pour la conception de ressources éducatives. Nous aidons non seulement sur les contenus, mais aussi dans la conception des outils eux-même, puisque nous sommes les utilisateurs et prescripteurs potentiels. Nous savons le faire, nous aimons le faire mais n’avons pas le temps d’en faire davantage, puisque nous sommes, chez les Clionautes, enseignants à temps complet. Et nous aimerions aussi le faire pour des ressources qui soient libres !

    Nous sommes également investis dans la formation aux usages. Outre que nos adhérents sont aussi souvent formateurs académiques, nous nous formons les uns les autres à une utilisation pédagogique des outils. Nous refusons de limiter les TICE à un usage frontal du diaporama et réfléchissons ensemble à la mise en œuvre, grâce aux TICE, d’une pédagogique active. Il me semble que nos associations pourraient aider à mieux intégrer les TICE à l’école.

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 9 octobre 2009 09:25, par Bruno Devauchelle

    Les associations d’enseignant et de professionnels de l’éducation sont souvent basées sur des dynamiques très fortes, mais parfois difficiles à suivre. En effet l’observation attentive des pratiques des enseignants montre que les acteurs actifs et les acteurs passifs coopèrent dans ce milieu. Les passifs sont la caution des actifs, leur légitimité. Or la grande majorité des enseignants sont d’abord des acteurs passifs, voire des consommateurs. Et les actifs leurs fournissent un matériau non négligeable. Il y a un réel partenariat, mais il atteint vite ses limites, dès lors qu’il faut passer à l’échelle de la pratique personnelle. En effet pour passer de passif à actif (à commencer par l’action dans sa classe) il faut vaincre la crainte personnelle qu’il y a à s’exposer dans des situations qui peuvent être instables. Quant à participer publiquement au delà de la classe, cela relève d’une alchimie entre l’image de soi et la volonté militante. La majorité des enseignants ne souhaite pas s’exposer à des situations instables. L’institution qui dirige l’éducation a depuis longtemps mis en place un carcan rassurant depuis le ministre jusqu’au responsable local. L’enseignant qui souhaite intégrer dans sa pratique le numérique est donc plus enclin à se rassurer qu’à prendre des risques.

    La plupart de ceux qui s’expriment ici prennent des risques, c’est pour cela qu’ils sont très peu nombreux.... et bien connus pour la plupart (moi compris). La plupart de ceux qui ne s’expriment pas sont pris dans ces carcans et les associations n’y peuvent rien. Leur représentativité ne doit pas tromper : les abonnés à une liste de diffusion ne représentent pas les actifs réels.

    Il me semble que deux mouvements doivent s’engager : d’une part amener l’Education Nationale à dessérer le carcan que chaque enseignant sent peser sur son quotidien mais aussi tout au long de sa carrière avec la complicité de nombreux intermédiaires (syndicats et parfois associations compris). D’autre part amener les associations à pouvoir déployer les moyens pour rendre actifs leurs membres et rendre compte de leur activité et de la valoriser. On ressent le risque d’une opposition entre institution et associations, mais elles doivent pouvoir agir en synergie en ouvrant des espaces d’initiative et d’expérience personnelle pour chaque enseignant.

    Encore faut-il que les intérêts respectifs des actifs ne soit pas le maintien de la passivité de la majorité !!!

    Bruno Devauchelle

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 12 octobre 2009 02:05, par Lisette Cazellet

    Quels partenariats pour la formation professionnelle dans le secteur de la santé ?

    Cette mission TICE confiée par le 1er ministre est elle réservée aux enseignants et étudiants ou élèves de l’éducation nationale ?

    Les montants investis par l’éducation nationale et les collectivités territoriales (Régions, Départements et Communes)dans le domaine des TICE depuis plus de 10 ans sont énormes. Tant mieux pour ceux qui ont su et pu en bénéficier pour développer des projets innovants et surtout ont permis aux élèves de développer des compétences et renforcer leurs apprentissages.

    Pourquoi cette nouvelle mission confiée par le 1er ministre semble ne s’intéresser qu’aux usages des TICE dans les établissements de l’éducation nationale ?
    Pourquoi les structures de formation gérés par d’autres ministères sont elles les éternelles oubliées des nombreux plans déployés depuis plusieurs années dans les établissements scolaires par les Régions, les Départements et les Communes ?

    Les oubliés sont notamment les structures de formation des personnels de santé qui assurent chaque année la formation de plus de 20 000 élèves aides-soignants pour l’obtention d’un Diplôme d’Etat d’Aide-soignant au terme d’une formation de 10 mois de niveau 1ère et plus de 30 000 étudiants infirmiers pour l’obtention d’un Diplôme d’Etat d’Infirmier au terme de 3 ans de formation qui à partir de la rentrée 2009 est reconnu au niveau Licence.
    Ces structures de formations sanitaires sont pour la plupart gérées par des Hôpitaux publics, des associations telles que la CRF, des fondations ….Elles sont placées depuis 2005 sous la tutelle des Régions qui dans le domaine des équipements informatiques continuent à privilégier les équipements des Lycées. Les IFSI et IFAS (Instituts de formation en Soins Infirmiers et Aides-soignants) sont largement sous-équipés en informatique et connexion Internet.
    Les quelques sondages réalisés dans les IFSI donnent en moyenne l’équipement d’un poste informatique pour 30 à 50 étudiants, voire plus dans certains. L’équipement de TBN reste l’exception. Les formateurs de ces structures de formation ne bénéficient pas tous d’équipements informatique pour préparer leur cours ni de formation aux usages des TIC.

    Dans les réformes des programmes de formation (2005 pour les aides soignants et 2009 pour les infirmiers) le temps prévu pour la formation aux TIC est réduite au minimum : on retrouve par exemple 25 h au total pour la formation aux méthodes de travail et aux TIC dans le nouveau programme de formation des infirmières et aucune préconisation pour préparer les étudiants à l’obtention du C2i comme pour tous les étudiants inscrits en Licence
    Dans le même temps, les établissements de santé déploient différentes solutions informatiques pour le dossier patient informatisé, les applications de télésanté et télémédecine.
    Les formateurs en formation cadres ne bénéficient pas non plus de modules ou séquences systématiques de formation sur les TICE.

    Faute d’une véritable politique de formation et d’investissements pour encourager les initiatives dans ce domaine, le fossé se creuse
    - entre les pratiques de formation et les pratiques de soins, au détriment de la qualité des soins et des échanges d’informations de qualité entre professionnels
    - entre les professionnels de santé et notamment entre les médecins qui bénéficient de formations aux TIC à l’Université et les infirmiers peu formés aux TIC
    - entre les formateurs en soins infirmiers peu formés aux usages pédagogiques des TIC et les étudiants qui sont familiers du numérique et demandeurs de pratiques d’enseignement plus innovantes

    Alors Mr Jean Michel Fourgous, votre mission est-elle limitée à l’enseignement général au risque de laisser sur le bord du chemin du numérique de nombreux étudiants et futurs professionnels ?
    Ou bien votre mission confiée par le 1er ministre est transversale et s’inscrit dans la politique annoncée par le gouvernement qui prévoit que « l’économie numérique représentera ainsi plus de 50 % de la croissance mondiale au niveau des entreprises, médecine, éducation, collectivités... » ?
    Si tel est l’objectif annoncé, alors s’il vous plait intéressez vous aussi et très vite à la formation professionnelle et notamment à la formation initiale des personnels de santé qui a pris un retard considérable dans ce domaine.

    L’association FORMATICSanté (www.formaticsante.com) qui regroupe des responsables de formation et formateurs du secteur santé a initié depuis 2004 un réseau d’échanges et une démarche de sensibilisation des formateurs du secteur santé aux usages des TIC mais se bat un peu dans le vide car aux différents niveaux du Ministère de la Santé et de la majorité des Régions, la mobilisation et les soutiens financiers sont au point zéro.
    Je vous remercie de cet éclairage sur l’étendue de votre mission ou bien sur les partenariats susceptibles de s’intéresser enfin aux formations des personnels de santé qui restent les parents pauvres du système éducatif français.

    Lisette Cazellet
    Ex directrice d’Instituts de formation en soins infirmiers et de cadres de santé
    Cofondatrice de l’association FORMATICSanté
    Consultant formateur multimédia

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 12 octobre 2009 10:56, par georges

    On peut toujours faire des analyses, des projections, dire que les tic sont indispensables, utiles, incontournables ... On peut bien en causer, essayer de faire progresser les choses, avoir tous les débats, prendre des décisions intelligentes ... Tant que le problème de la gestion des réseaux ne sera pas règlé cela ne servira à rien. La situation actuelle repose sur de la bonne volonté des enseignants, sur leurs compétences supposées, leurs temps de service ...
    On ne construit pas une politique éducative sur les Tic sans cela. Les équipements sont là, certains personnels sont d’accord, mais quid de la maintenance, des paramètrages réseaux, de la gestion des serveurs ??? Qui fait ce travail hautement qualifié ? Tant que ce problème majeur ne sera pas règlé, on pourra toujours causer ...

  • CNDP CRDP CDDP nouvelles missions ? 12 octobre 2009 23:15, par PMathieu

    La documentation pédagogique est en train de prendre le virage du numérique. De nouvelles missions s’imposent.
    Avant nous devions trier et ranger les manuels, les ouvrages pédagogiques pour pouvoir les proposer aux enseignants dans les médiathèques ; aujourd’hui la diversification des sources et des ressources numériques imposent de nouvelles compétences pour mener à bien ce travail de tri et de rangement. Il est illusoire de penser que la recherche plein texte résoudra tous les problèmes de recherche.

    Le réseau Scéren doit travailler à l’indexation des ressources non plus à destination des documentalistes mais aussi et surtout vers les enseignants et autres usagers qui ont besoin de ressources. Cette indexation doit se faire en fonction des compétences à acquérir ou des savoirs à mobiliser en plus d’une indexation de type documentaire.

    Le Scéren doit permettre aux enseignants et même aux établissements à se retrouver dans l’offre éditoriale ressources ou manuels par exemple en redevenant l’interlocuteur conseil et pédagogue.

    Il faudrait même proposer un rôle de libraire pour aider (par exemple les collèges) à gérer, choisir et renouveler les manuels qui vont se numériser de plus en plus. C’est un des services qui serait le bienvenu lorsque l’on constate la difficulté d’avoir une vision globale de l’offre libre et payante lors des changements de manuels.

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 13 octobre 2009 13:22, par cborg

    En réponse à Pmathieu, en effet le CNDP et le réseau Sceren propose de nombreuses ressources pédagogiques via le site educasources mais aussi grâce à la plateforme Canalsceren qui est une tentative de mutualiser les ressources numériques disponibles, proposées par l’ensemble des acteurs pédagogiques institutionnels et privés. Cette plateforme vient de servir au projet ENR du ministère.

    Or, les réflexes corporatistes qui privilégient uniquement la valorisation des objectifs des prescripteurs institutionnels occultent l’accès aux enseignants et à une offre mutualisée dans notre territoire. Il faut une impulsion venant directement du ministère pour mettre fin à cette compétition interne qui nuit à la lisibilité de l’offre pédagogique. Il y a plus de 200 sites issus du reseau Sceren qui font une offre de ressources, sans parler des autres établissements publics qui se positionnent sur ce créneau. Il faut mettre en place une politique de médiation cohérente, avec un accès unique à toutes ces ressources mutualisées et syndiquées soutenus par un modèle économique pertinent. A ces conditions, les enseignants et ils sont nombreux, utiliseront les services d’accès aux ressources pédagogiques fournis par nos institutions éducatives.

    L’écueil en train d’advenir, sans cette politique affirmée et réitérée, sera que nos enseignants seront de plus en plus sollicités par les charmes des sirènes du commerce global, assistés des utilitaires GPS de la réalité augmentée et de puces RFID qui déjà cernent nos identités numériques, celles des enseignants et bien sur celles de tous les élèves nés dans notre société libérale.

    Il faut que tous les partenaires concernés dans le cadre d’un grenelle de l’éducation prennnent la mesure de l’immense chantier que constitue l’accès à la connaissance dans un monde digital !

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 13 octobre 2009 19:39, par Lionel BRUN

    Je souhaite apporter ma contribution concernant un frein majeur dans l’usage des Tice.
    Il s’agit de celui de l’assistance du personnel dans le cadre des usages et de la maintenance.
    La plupart des établissements sont aujourd’hui dotés de plusieurs centaines d’ordinateurs et les projets des enseignants sont très nombreux.
    Pourtant, à ce jour, aucune solution professionnelle et pérenne n’a été trouvée.
    Avant de développer des projets, il convient de bâtir les fondations de la structure ce qui passe par la création d’équipes techniques informatiques dans les établissements qui pourraient répondre à la demande des utilisateurs.
    Ce problème est aussi ancien que le déploiement des réseaux informatiques dans le secondaire, mais n’a toujours pas été résolu...
    Et si vous commenciez pas là ?

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 16 octobre 2009 10:45, par Kilperic SILCOCK

    Il y a de véritables efforts consentis en ce qui concerne la dotation des collèges en matériel informatique. On pousse de plus en plus les enseignants à utiliser l’outil informatique dans le cadre de leur cours et ceux-ci sont généralement demandeurs.
    Mais soyons honnêtes...On ne peut demander à un professeur de maintenir un parc informatique d’une soixantaine de machines (comme c’est le cas dans l’établissement ou je travaille) car je pense que cela est très clairement le travail d’un informaticien.
    Pour avoir une utilisation correcte des TICE dans l’enseignement, il faut certes du matériel mais il faut aussi des moyens humains.
    Pour moi il serait temps de songer à avoir un informaticien en poste par établissement qui s’occuperait de l’évolution du parc informatique, de l’administration du réseau, et de la maintenance et assistance technique (bref tout ce qui est du ressort d’un administrateur de parc informatique). La proximité est nécessaire afin d’assurer un bonne réactivité dans la résolution des problèmes et permettre au corps enseignant de se concentrer sur l’aspect pédagogique de l’usage des TICE.
    Enfin cet informaticien devra travailler avec une personne référante TICE (un professeur) qui s’occupera simplement de transmettre les orientations académiques et se concentrera sur la partie pédagogique de l’usage des TICE.

    Voila ce qui selon moi pourrait être une organisation satisafaisante.

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 18 octobre 2009 01:20, par Cadre

    Un « partenariat » à envisager ....

    Celui de l’Education Nationale envers ses propres cadres :

    - Gestion des compétences et des ressources humaines
    - Gestion des postes IEN TICE clairement affichés ( « ouverts » pour tous les IEN)
    - Reconnaissance des compétences, des formations menées par certains cadres qui se sont formés pendant des années dans le domaine des TICE, de la FOAD et qui ne peuvent utiliser leurs compétences sur des postes fléchés d’IEN « TICE ».

    Développer les compétences d’un cadre, demande du temps, des efforts, de l’énergie.
    La réussite « TICE » dans les écoles passe par la gestion des compétences et des ressources humaines des cadres qui est tout aussi importante que l’équipement.

    A l’heure du développement durable, nous pouvons aussi parler de « formation » durable.

    - Partenariat avec les associations

    Il est l’aboutissement logique des personnes de l’Education Nationale qui trouvent leurs comptes parfois en dehors de l’Institution. L’exemple de Sésamath nous montre l’efficacité de la communauté et les motivations des acteurs concernés.

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 19 octobre 2009 20:31, par Cadre

    Partenariat : gestion des cadres

    Pour les cadres motivés qui se sont formés depuis des années dans le domaine des TICE pour l’Education ( formations universitaires, formations personnelles en dehors des activités professionnelles ....) et qui ont développé des compétences avérées et reconnues, il est parfois difficile voire impossible d’accéder aux postes fléchés d’IEN « TICE ».

    Le fait d’ignorer l’investissement de certains cadres dans le domaine des TICE et leurs expertises, représente un énorme gâchis pour l’Education, à l’heure où on prône le mérite, la formation tout au long de la vie, et les économies budgétaires.

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 24 octobre 2009 18:48, par Michel09

    Qui mieux que des personnes ressources TICE (enseignants et observateurs quotidiens sur le terrain des pratiques dans l’ensemble des établissements scolaires de leur secteur) peuvent donner un avis ? Certainement beaucoup d’autres nombreux spécialistes ou utilisateurs au quotidien. Mais je m’autorise à penser que notre opinion pourrait (devrait ?) avoir un poids certain lors de l’élaboration des conclusions de cette mission.

    La réponse aux questions posées appelle un diagnostic préalable. POURQUOI ?

    Pourquoi depuis 1985 (premier plan informatique pour tous avec ses MO5) avons-nous si peu avancé ?

    Au-delà des grandes disparités territoriales de réponses à la question « Qui paye les équipements ? » une CONSTANTE se fait jour : qui les entretient ?
    Engagé dans la promotion de l’utilisation pédagogique des TICE depuis très longtemps (1984 – 25 ans déjà) le constat RÉCURRENT est le problème posé par la disponibilité insuffisante des matériels : comment utiliser les TICE au quotidien si le fonctionnement des matériels n’est pas garanti ?

    IMAGINEZ un instant une banque, une entreprise, un ministère où chaque matin en arrivant au travail on ne serait pas sûr d’avoir l’outil informatique opérationnel : on adopterait des solutions parallèles de repli (sur papier, par téléphone...)

    C’est EXACTEMENT ce qui se passe aujourd’hui pour les professeurs à l’Education Nationale.

    Je répondrais donc globalement aux 2 questions.

    L’utilisation des TICE comportant une double problématique matérielle et pédagogique, l’Etat et les collectivités territoriales doivent participer de manière égale (50-50) au bon fonctionnement de l’outil : d’où la mise en place ou le renforcement d’équipes d’interventions départementales composées à parité d’agents territoriaux et éducation nationale ayant en charge la maintenance des réseaux et des matériels. Avec bien sûr un taux de couverture raisonnable : 1 agent pour 500 PC serait le minimum. Actuellement, dans mon département, pour les établissements du second degré, 1 agent a en charge environ 1300 PC répartis dans 13 villes et 22 sites différents ! Comment peut-on penser que tout fonctionne normalement ?

    Tout le reste n’est que diversion ou manœuvre dilatoire.
    Quand on se trouve dans un établissement où les réseaux et les matériels fonctionnent au quotidien :
    - oui les enseignants utilisent l’outil
    - oui les enseignants sont formés
    - oui les TICE sont partie prenante dans l’acte pédagogique et concourent à la fois à l’efficacité de l’acte et à sa mise en cohérence avec la société numérique où sont nés et vivent nos élèves.

    EN CONCLUSION : donnez-nous des réseaux et des ordinateurs qui fonctionnent ; nous chargeons du reste.

    M Caux – personne ressource TICE Education Nationale - second degré

    P.S. : le problème évoqué ci-avant est bien mentionné dans certains commentaires précédents. Mais il me semble qu’il n’est pas évoqué prioritairement alors qu’il revêt une importance stratégique.
    Trois extraits :
    1 - ... il y trois points qui freinent ou empêchent l’utilisation des TICE. Le premier c’est qu’une fois installé un réseau d’ordinateurs ça s’entretient et que personne n’a la fonction de le faire sur un collège ou une école....

    2 - ... Le développement des usages des TICE s’entend à travers le « tryptique » suivant : INFRASTRUCTURES ET EQUIPEMENTS ---> SERVICES ---> USAGES, l’ordre d’énonciation comportant une logique : les usages ne seront développés que s’il existe des équipements ET DES SERVICES ; pour utiliser de manière optimale les services numériques il faut que les écoles et établissements scolaires soient totalement opérationnels EN PERMANENCE...

    3 - ... Pour atteindre cet objectif il est indispensable .... Ce qui implique : - de disposer d’un matériel informatique ... maintenu en bon état de fonctionnement...

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 25 octobre 2009 22:54, par Lorenzo

    Si on parle de partenariat cela signifie que l’on est en situation d’échange de savoirs, savoir-faires, solutions techniques, ressources pédagogiques, etc.

    Or, dans le cas des ENT les enseignants sont totalement éjectés du partenariat : l’ENT est décidé « d’en haut » (et plus il coûte cher, moins il est libre, mieux c’est), imposé aux profs et bien verrouillé pour qu’on ne s’avise pas d’y mettre des ressources « non conformes ». Vous appelez ça un partenariat ? Pas étonnant, après, que les enseignants aillent « bidouiller » leurs solutions perso...

  • Bonjour,

    J’apprécie l’ouverture de votre site aux contributions externes.

    Étant créateur d’un système informatique dédié aux écoles primaires depuis plus de 10 ans je vous propose de faire partie de vos partenaires.

    Je ne souhaite pas faire de publicité indirecte pour ma société ou mon produit aussi je n’en dirais pas beaucoup plus.

    Cordialement,
    Éric

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 21 novembre 2009 22:37, par dathanor

    Bonjour,
    La question des partenaires, et plus précisément celle de la relation aux fournisseurs de services et matériels est en effet importante.
    Nous observons aujourd’hui une faible adaptation des produits (matériels et logiciels) au besoin de l’enseignement, et je parlerai plus particulièrement de la scolarité primaire.
    Pour faire référence à M. BETRANCOURT, l’ergonomie des TICE est conditionnée par trois facteurs :
    - l’utilité, c’est à dire le gain par rapport aux autres outils
    - l’utilisabilité, c’est à dire la facilité d’utilisation, et de prise en main
    - l’acceptabilité, c’est à dire la possibilité d’utiliser l’outil en contexte réel.

    Pourtant, dans les écoles, même si il est très généralement acquis que l’utilisation des TICE est bénéfique pour les élèves, chacun des trois points cités précédemment comporte des lacunes.
    - Utilité : De trop nombreux logiciels, appelés éducatifs, voire ludo-éducatifs, n’ont pas une visée pédagogique claire. Les intentions des auteurs ne sont pas clairement identifiables, à en douter que l’objectif de ces logiciels soit pédagogique. Je crains personnellement que ces logiciels aient en premier lieu l’objectif d’être vendus, l’intérêt du contenu passant après.
    La création de cahiers des charges et le soutien d’une filière de développement de logiciels pédagogiques me semble importants. Et en tout logique, ces logiciels seraient publiés sous licence libre, ils pourraient ainsi être modifiés, améliorés, adaptés, pour être utilisés à l’école, dans les structures éducatives hors temps scolaires, dans les familles, dans d’autres pays... Un logiciel libre est un logiciel dont le développement est payé une et une seule fois

    - L’utilisabilité : Nous observons dans les écoles la nécessité de mettre en place des structures techniques se complexifiant. Il n’est plus envisageable d’installer plusieurs ordinateurs sans les connecter en réseau. Le cadre de référence des services internet et informatique des écoles (S2i2e) prévoit également un ensemble de services numériques devant permettre un meilleur fonctionnement général de l’équipement informatique. De tels dispositifs ne peuvent être pensés que par l’entrée « scolaire ». De trop nombreux produits arrivent dans les écoles, alors que leur utilisation originelle était tournée vers les entreprises. Comment imaginer qu’un tel fonctionnement puisse s’adapter à l’école ? Certains systèmes sont réfléchis depuis de nombreuses années, et commencent à avoir de très bons résultats en terme d’utilisabilité. Pour n’en citer que deux, AbulEdu et les solutions du pôle de compétence Eole. A noter que ces deux solutions sont issues des logiciels libres. Aucune solution propriétaire n’est à ce niveau de correspondance aux besoins.

    - L’acceptabilité : La disponibilité, pour tous, de logiciels réellement pédagogiques, développés en relation avec les chercheurs des domaines visés, couplée avec une solution technique permettant une utilisation aisée du matériel et des logiciels rend acceptable la possibilité d’utiliser les TICE en école primaire.

    Pour conclure, le modèle de développement des logiciels libre répond aux exigences de réduction de la fracture numérique et sociale que la nation se donne. Les résultats sont tout à fait satisfaisant, bien souvent lorsque l’argent public aide au développement. Des efforts combinés de l’état, des sociétés de développement, et des professionnels de l’éducation devraient permettre d’améliorer l’usage des TICE dans les écoles.
    Mais avant tout, il s’agit de penser aux élèves, aux enseignants et à leurs besoins avant de miser sur une course à l’équipement qui n’a jamais fait preuve de son efficacité.

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 25 novembre 2009 22:45, par Rémi Boulle, animateur du groupe de travail Éducation de l’April

    Au-delà de leurs vertus pédagogiques et sociales (voir notre commentaire
    ailleurs sur ce site), cardinales bien sûr aux yeux de
    l’April, il est communément admis, et à raison, que les logiciels libres
    sont également un gage de pérennité des investissements financiers ou
    humains. Pérennité financière car leur disponibilité n’est en aucun cas
    dictée par l’agenda marketing et le souci de rentabilité économique d’un
    éditeur. Conséquemment, pérennité des investissements humains dans la
    mesure où, associés au respect des standards ouverts, presque
    consubstantiels aux logiciels libres, cette disponibilité favorise une
    plus grande implication de leur utilisateurs, ceux-ci ayant conscience
    de la durabilité et plus encore de la facilité de partage des documents,
    notamment pédagogiques, produits grâce à eux .

    Les interventions sur le site de la mission (comme sur celui de la
    mission e-educ, en son temps) montrent bien combien la demande de
    formation et d’assistance est forte venant des enseignants. Or les
    logiciels libres, parce qu’ils favorisent notamment une activité
    économique basée sur le service (maintenance et formation), et
    non sur la rente des revenus de licences, sont également mieux à même de
    permettre le développement d’une activité économique locale plutôt que
    l’évasion des bénéfices vers des sièges d’entreprises le plus souvent
    étrangères. Pour le dire de manière ramassée, il est bien évidemment
    plus profitable d’investir dans la formation des agents et la durabilité
    des systèmes que dans le paiement de frais de licences. Dans un contexte
    où les collectivités territoriales auront sans nul doute à s’engager
    financièrement, il nous semble que cette possibilité de favoriser un
    tissu économique local est rien moins que négligeable.

    Notre second souci est donc d’attirer votre attention sur la nécessité
    de garantir, dans le cadre de la politique d’équipement des établissements
    en matériels et logiciels, des conditions de passation des marchés qui
    ne soient discriminatoires ni pour les logiciels libres, ni pour les
    sociétés de services en logiciels libres ou les éditeurs de logiciels
    libres.

    Enfin, le logiciel libre est l’incarnation la plus efficace de la
    société du savoir qui représente, comme l’ont analysé plusieurs auteurs
    et non des moindres (Koïchiro Matsuura, directeur général de l’Unesco
    (http://www.lefigaro.com/debats/2006...),
    Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie
    (http://www.liberation.fr/actualite/...), ...), sur
    le long terme et à un niveau macro économique une source de croissance
    économique durable.

    Corollairement nous souhaitons également souligner la coïncidence du
    travail de la mission avec la publication
    (http://industry.becta.org.uk/displa...) sous l’impulsion
    du BECTA britannique d’un format de fichier ouvert
    (http://industry.becta.org.uk/downlo...)
    destinés aux applications de type tableau blanc interactif (TBI), format
    endossé par le projet European Schoolnet dont est membre le MEN.
    Plusieurs fabricants de TBI ayant accepté de prendre en charge ce
    format, il nous semblerait naturel que son intégration soit requise dans
    les appels d’offre à venir.

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 5 décembre 2009 20:25, par C. Léon

    Les TICE sont trop souvent vécus comme des outils adaptés à l’éducation et non crées spécialement pour l’éducation. En France, les rares outils pédagogiques sont la plupart du temps des adaptations de produits anglo-saxons qui ne répondent pas toujours aux attentes. Le problème est que les utilisateurs sont trop rarement des prescripteurs. Pourtant, des solutions existent et nombre de pédagogues proposent sur leurs sites ou blogs des outils performants. Encore faut-il qu’ils soient entendus. C’est pourquoi, l’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie propose par les travaux de sa commission TICE de changer cet état de fait. Alors rejoignez nous sur http:lewebpedagogique.com/ticehistgeo pour partager vos expériences et vos demandes. A bientôt.
    Le coordonnateur de la commission

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 7 décembre 2009 17:41, par Gérard (31)

    On marche sur la tête ! oui, nous avons du matériel, et alors ? qui s’en occupe ? qui gère les 300 ordinateurs du collège, les 1500 comptes, les 8 serveurs administratifs et pédagogiques ? un AED tice qu’on va virer (alors qu’il travaille remarquablement) au bout de ses six ans, pour en reprendre un autre... dont on n’est pas sûr qu’il fasse l’ affaire. C’est une honte ! cela fait 20 ans que ca dure et on ne voit rien venir à l’ horizon. Quelquefois, un prof prend la relève... mais ce n’est pas notre travail, ca !
    Vous pouvez prendre vos directives, ENT, ordinateurs et les mettre là où je pense, le professeur que je suis ne compte pas cautionner ce système plus longtemps. A quand un informaticien comme dans toute entreprise ? c’est un préalable pour envisager une suite positive...

  • Les tice à l’ecole aujourd’hui, c’est comme si on ne savait pas fabriquer une maison !
    On developpe les ENT à grand coups de millions d’euros dans chaque académie, on impose la maitrise de l’outil informatique dans le socle commun, on fait passer les examens par les tice etc...
    Tout ces projets et notamment l’ENT sont la finalité, comme si on demandait à un maçon de construire une maison en commençant par le toit !!
    Les moyens sont quasi inexistants !
    A quand la secrétaire qui après sa journée de boulot va gérer le réseau de son entreprise ?
    On marche sur la tête, ou alors c’est fait exprès, et la ce serait très grave.
    Mr Fourgous le gorvernement avec les collectivités doivent mettre en place dans l’urgence des moyens humains.

  • Thème 1 : Quels partenaires, quels partenariats ? 24 décembre 2009 03:05, par Olivier

    Pour moi, l’intérêt de l’utilisation de l’informatique au tableau et par chaque enfant ne fait aucun doute.

    Cependant, je souhaite attirer votre attention :

    1°) sur les choix outils à adapter aux enfants :
    - Les souris doivent être adaptées à la taille des mains des enfants.
    - Les claviers doivent avoir un toucher souple adapté aux articulations des doigts des enfants.
    - La luminosité des écrans doit être baissée : Les yeux des enfants filtrent moins la lumière que ceux des adultes.
    - Le volume sonore des casques audio doit être bridé.

    Ce n’est pas aux enfants à s’adapter à nos capacité, c’est à nous de leur fournir du matériel adapté à leur capacité.

    Les pédiatres peuvent vous guider dans vos choix, les technologies existent.
    Vu le nombre d’ordinateurs à acheter, l’éducation nationale peut largement demander aux constructeurs d’adapter leur ordinateurs (version spéciale enfant).

    2°) Autre remarque : Le travail sur écran est fatiguant pour les yeux. Généralement, il est déconseillé de laisser un enfant trop longtemps devant un écran. Êtes-vous sûr que les tableaux vidéo ne sont pas trop fatiguant ?

    3°) Autre point très important concernant la mise en réseau :
    Il existe principalement 2 techniques : la connexion filaire Ethernet et la liaison radio WiFi.

    Le WiFi, c’est une émission sur la fréquence de 2,4 giga Hertz : C’est exactement la même fréquence que celle du micro-onde (pour faire cuire les aliments). Certes la puissance du WiFi est inférieure à celle des fours micro-ondes.
    A cette fréquence ce sont les molécules d’eau et de graisse qui vibrent. La friction des molécules les unes contre les autres crée la chaleur. (C’est comme si on frotte sa main sur un vêtement : cela chauffe).

    Cette fréquence est aussi utilisée par les radars météo, ceux de Météo France pour détecter les nuages de pluie et aussi par les radars des avions pour la même utilisation (Je suis électronicien, j’ai une qualification de pilote et de météorologie, je suis certain de mes propos). Au début de l’utilisation de cette technologie, les pilotes des avions arrêtaient leur radar après l’arrêt de l’avion, les techniciens de pistes étaient soumis à un fort rayonnement. Il y a eu de nombreux cas de leucémie chez ces techniciens de piste (3 mois après le début de l’utilisation de ces outils). Maintenant les procédures aéronautiques prévoient l’arrêt du radar 3 minutes avant l’atterrissage. Côté Météo France, chaque jour les antennes étaient calibrées en visant un point fixe, par exemple le sommet d’un immeuble, là aussi il y a eu des décès chez les habitants. La réglementation a été adaptée, interdisant les émissions vers la surface de la terre. Cette fréquence à forte puissance est très dangereuse.

    Alors pourquoi la WiFi s’est développé sur cette fréquence ?
    Au début de l’utilisation des fours micro-ondes, ils n’étaient pas parfaitement étanches, la législation indiquant qu’un équipement électrique, pour être homologué, ne devait pas laisser s’échapper un rayonnement de plus de 100 mW sur la fréquence de 2,4 GHz. Rapidement, les industriels ont réussis à limiter ces fuites à quelques micros Watts. Avant l’apparition du WiFi, les industriels recherchaient une fréquence libre pour leurs équipements, ils ont utilisé une imprécision de la législation : Un appareil électrique ne doit pas émettre plus de 100 mW, mais 20 mW suffisent pour communiquer, ils ont donc utilisé cette fréquence.

    Une classe avec 25 ordinateurs portables plus la borne, cela fait une concentration d’émetteurs et les enfants sont au milieu du rayonnement.

    Si sous une forte puissance quelques minutes par jour, un être humain tombe malade en quelque mois.
    Alors sous une faible puissance, plusieurs heures par jour pendant toute une scolarité, un enfant … ?

    L’institut Pasteur déconseille toujours vivement de rester de façon prolongée à côté d’un émetteur WiFi, y compris pour un adulte.
    Évidemment les industriels contestent ce rapport.

    Parenthèse (presque hors sujet) : La fréquence qui pose problème pour les téléphones portables est 900 MHz, à cette fréquence ce sont les molécules de calcium qui vibrent, la fixation des molécules est impossible (= la calcification) lorsqu’elles sont soumises à cette fréquence. Cas extrême : A 900 MHz, avec des puissances plus de 1000 fois supérieur aux émetteurs GSM, on peux réduire un os en poudre !
    L’état déconseille vivement le téléphone portable pour les enfants dont la croissance n’est pas terminée, ce n’est pas un hasard …

    À quand l’interdiction du WiFi dans les écoles ?

    Le seul choix actuellement possible de liaison réseau : c’est la liaison filaire Ethernet.
    Attention : Faire un choix compatible avec l’arrivée de la fibre optique.

 
Assemblée nationale   MEN